À travers ce vœu, nous souhaitons revenir sur une demande que nous avions déjà exprimée s’agissant de la transparence et de l’évaluation ainsi que le respect du travail démocratique du Conseil de Paris.
Depuis le début de la mandature, nous avons adopté de très nombreux vœux, mais il est aujourd’hui difficile d’avoir une vision globale, claire et actualisée de leur devenir. Le dernier tableau de suivi, communiqué, a été communiqué il y a 3 ans sauf erreur et donc ne permet pas d’évaluer précisément l’état d’avancement des engagements pris.
Ce manque de visibilité n’est satisfaisant pour personne, ni pour les élus qui sont empêchés d’exercer pleinement leur mission de contrôle, ni pour les citoyens qui ne peuvent ainsi pas comprendre ce qui a été engagé, réalisé ou abandonné. Donc le vœu que nous proposons est assez simple, c’est simplement la publication d’un tableau de suivi exhaustif des vœux adoptés accessible à tous, indiquant leur état d’avancement, les directions responsables, les échéances et les moyens mobilisés.
En somme un outil de pilotage politique. Cette transparence bénéficierait à tous les groupes politiques, quelle que soit leur place dans cet hémicycle et elle renforcerait la responsabilité collective en la confiance démocratique. Ça permettrait de tenir un engagement pris par l’Exécutif dans cette mandature et en cette toute dernière séance, je suis sûre que ça serait œuvre utile pour la suite.
Notre groupe MoDem et Indépendants soutient l’association Maison de l’Europe qui permet aux Parisiens de vivre et faire vivre l’Europe à travers toute une série de programmes et d’actions.
La délibération DGRI 7 (Délégation générale aux relations internationales) que vous nous présentez précise que la Maison de l’Europe qui a aménagé dans le 16e arrondissement en 2024, dans les anciens locaux du Pavillon de l’eau poursuit ses actions afin de permettre l’accès des Parisiennes et Parisiens à une information de qualité diversifiée.
En soutien à toute cette activité, la Ville de Paris accorde au titre de l’année 2026 une subvention d’un montant de 160 000 €. Et pour cela, vous nous présentez en annexe de la délibération la convention annuelle assignée avec la maison de l’Europe, nous voterons bien évidemment pour cette délibération.
Mais, dans cette délibération d’attribution de subvention, vous abordez un autre sujet, celui pour le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France, CCAF de s’installer en 2026 au sein des locaux actuellement mis à la disposition de la Maison de l’Europe. Vous indiquez que pour cela, le CCAF contribuera aux redevances charges et taxes annuelles liées à l’occupation de ces locaux. Sur quelle base ? Comment ? Il n’y a aucune mention de décision et d’accord s’appuyant sur une délibération du Conseil de Paris et d’ailleurs, pour preuve, dans la convention annuelle pour la Maison de l’Europe que vous nous présentez, il n’y a aucune mention du CCAF : des décisions qui seraient en lien avec ces instances et même de son éventuelle installation.
Rien n’est indiqué non plus sur la surface occupée, les conditions techniques administratives et financières d’une possible installation de la place de chaque institution et des accords entre elles. Il n’y a rien en fait. Pourtant, depuis 25 ans, cette question de locaux pour le CCAF est abordée au sein de la Ville de Paris.
Les premiers échanges datent en effet de juin 2001 faisant l’objet de courrier ou de réunion afin d’avancer sur le sujet. Depuis lors, régulièrement, l’engagement est renouvelé pour attribuer au CCAF un lieu dédié à la culture et à la mémoire arménienne. L’engagement pour un lieu qui tienne compte de la place particulière qu’occupe la communauté française d’origine arménienne, des relations d’amitié, de fraternité solides et anciennes et l’attention particulière que Paris leur a toujours manifestée.
L’engagement aussi pour un lieu qui tienne compte du rôle essentiel de représentation et d’organisation qu’incarnent le CCAF tant auprès des pouvoirs publics que les institutions et les populations qui sont concernées. Aujourd’hui, nous avons un projet de délibération pour une subvention attribuée à la Maison de l’Europe et accessoirement au détour d’une phrase, l’évocation du CCAF qui pourrait s’installer dans des locaux déjà occupés par la Maison de l’Europe.
Pas de dossier, ni même d’exposer des motifs argumentant une telle décision pourtant majeure. Par contre, ce que nous savons aussi bien du côté du CCAF que la Maison de l’Europe, c’est l’absence de projet d’installation partagé, ce qui nécessiterait peut-être de trouver une autre solution.
Nous attendons donc vos éclairages à ce sujet. Je vous remercie.
Ce dernier conseil de Paris intervient dans un contexte de suspicion sur des animateurs de la Ville de Paris, avec un un certain nombre de signalements grave, très grave, révélé tous ces derniers mois par la presse, pas un jour sans l’apparition d’un nouvel article ou d’un reportage télé qui rapporte des faits survenus dans les écoles parisiennes. Ce weekend encore, un animateur vacataire a été mis en examen pour agression sexuelle sur mineur.
Même si sur la multitude de ces signalements, certains faits ne seront pas avérés par la justice. J’ai envie de dire que le mal est fait. C’est un choc, c’est une épreuve : d’abord pour les enfants, pour les parents, pour toutes celles et tous ceux qui sont touchés dans leur chair et bien sûr pour l’école publique, pour les directeurs, les directrices pris en étau, les enseignants et les animateurs qui en grande majorité font consciencieusement leur travail.
Alors, mettons de côté la campagne électorale et intéressons-nous, intéressons-nous aux familles que nous rencontrons tous : Maire d’arrondissement de l’opposition ou Maire d’arrondissement de la majorité. Ces familles sont inquiètes, elles sont excédées et évidemment mal informées puisque dans la confusion, elles pensent que et le directeur d’école et le maire d’arrondissement sont responsables du périscolaire.
La défenseur des enfants de la Ville de Paris a reçu 150 saisines depuis mi-décembre, principalement sur des violences en milieu périscolaire. La Ville de Paris emploie 3800 animateurs titulaires, 11000 vacataires sur les 626 écoles maternelles et élémentaires. Dans certaines écoles, le périscolaire en dehors du rêve ne repose que sur des vacataires, c’est-à-dire des personnels non formés, payés autant que s’ils allaient travailler dans un fast-food. Et ça, c’est inadmissible.
Chaque jour, des animateurs sont suspendus à titre conservatoire. Chaque jour des personnels épuisés moralement et physiquement craquent sous la pression de l’institution. Dans 15 jours, les vacances de février : comment on garantit la qualité de l’accueil au centre de loisirs ? Aujourd’hui, aucune école à Paris n’est épargnée par ce climat de défiance et de suspicion. Comment rassurer les parents ?
Vous avez, Madame la Maire, toujours refusé de remettre à plat le temps périscolaire à Paris malgré les interventions d’un certain nombre d’entre nous dont je fais partie. Malgré l’intervention des directeurs d’école qui ont été dépossédés de leurs prérogatives et des syndicats. Alors, on en est là aujourd’hui et ce sujet vous rattrape parce que vous n’avez pas pris la mesure de la gravité des faits. C’est le sujet du moment. C’est un sujet grave et nous attendons des réponses maintenant.
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