Catégorie : Santé et solidarité (Page 1 of 6)

« Permettre l’accès aux soins »

Difficultés d’accès aux soins, enjeux de la prévention ayant trait aux pathologies et aux addictions, Paris est confronté aux mêmes défis en matière de santé que le reste du pays, dans un contexte de vieillissement de la population et de révolution de la médecine. Quant à la question de la santé environnementale, elle est majeure compte tenu des niveaux de pollution auxquels la population parisienne est quotidiennement exposée. Les élus parisiens du MoDem ont beaucoup œuvré en la matière au cours de la mandature écoulée : soutien à l’installation des jeunes médecins afin de lutter contre la désertification médicale en secteur 1 et développement de la “smart santé” pour améliorer l’accès aux soins, exigence d’adosser la salle de consommation à moindre risque à une structure hospitalière pour une meilleure prise en charge sanitaire. Si des avancées ont été permises, il reste beaucoup à faire pour faire progresser la santé des Parisiens.

Maud Gatel: la dégradation des comptes de la ville engendre l’incapacité d’apporter une réponse à la hauteur de la crise économique qui est devant nous

Intervention de Maud Gatel relative au budget supplémentaire 2020.

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Intervention de Maud Gatel à propos du déconfinement

Madame la Maire, mes chers collègues,

Votre plan que vous qualifiez d’historique ne peut être que décevant par son manque d’ambition.

Exercice certes peu aisé compte tenu des incertitudes, mais dont la difficulté est exacerbée par la manière dont la crise a été gérée, alors que la démocratie parisienne a brutalement été mise à l’arrêt. Or, rien n’imposait son confinement. Pour aller plus loin, la situation à laquelle nous sommes confrontés imposait, au contraire, de faire vivre la démocratie, qu’elle soit représentative ou participative.

Sur le plan : manque significativement d’ambition

  • Sur le commerce

Les annonces d’exonération des loyers, taxes et redevances venant en aide au tissu commercial vont bien sûr dans le bon sens. Mais au regard de la situation économique très fortement dégradée des entreprises et commerces parisiens, nous attendions bien davantage et notamment des engagements sur le sujet du soutien à la trésorerie des TPE/PME, à travers le raccourcissement des délais de paiement à l’égard de vos partenaires ou la suppression des pénalités de retard.

  • Sur la culture

Il en est de même sur la culture.

Comme le souligne Béatrice Lecouturier, si des mesures financières sont nécessaires, elles ne sont pas l’alpha et l’omega, particulièrement lorsqu’elles sont insuffisantes.

Il nous faut réinventer les modes d’accès à la culture dont nous voyons toutes les limites à ce jour, et ne plus raisonner sur les mêmes schémas qui nous ont guidés jusqu’à présent.

A ce manque d’ambition s’ajoute un problème de temporalité, de positionnement et de priorisation. Ce plan :  

  • Ne prend pas suffisamment en compte les enseignements des premiers mois ;
  • Et il manque l’occasion d’affirmer un positionnement dès aujourd’hui pour préparer l’avenir.

1e remarque :

1-Des changements de paradigmes nécessaires

La crise impose la concertation

Avec les maires d’arrondissement, qui sont en première ligne auprès de leurs concitoyens.

Avec la métropole et la région. Notamment sur la dimension développement économique et touristique. A ce propos, vous évoquez l’absence de tourisme à Paris cet été. Nous pensons au contraire qu’il faut veiller à proposer aux Français souhaitant profiter des vacances pour visiter la capitale de le faire différemment. Par exemple, en valorisant les quartiers parisiens qui regorgent de richesses, pour développer une autre forme de tourisme, plus respectueuse de la ville et des Parisiens.

La crise impose de nouveaux schémas de pensée

A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle. Il est urgent de sortir des cadres préétablis.

Pour soutenir la réouverture des écoles, et permettre à davantage d’enfants d’être accueillis ce qui est indispensable, autorisons-nous à utiliser d’autres locaux : les équipements sportifs qui n’ont pas rouverts, les parcs et jardins, etc.

Pour la culture aussi, il y a des choses à inventer avant même la réouverture des équipements, notamment à travers la poursuite de la numérisation des œuvres et l’équipement informatique en tablettes ou en ordinateurs pour favoriser l’accès aux plus grands nombre.

2-Des leviers non utilisés Nécessité fait loi et doit pallier les errements d’hier

Nécessité fait loi et doit pallier les errements d’hier

Inciter les Parisiens et les Franciliens à se déplacer à vélo pour contribuer à désaturer l’espace public est un objectif partagé par le gouvernement et la région. Et une priorité pour nous qui n’avons eu de cesse de demander un meilleur partage de l’espace public.

Mais il vous revient de remplir ses obligations. Car pour permettre aux Parisiens d’emprunter un vélo, encore faut-il que le système fonctionne ! Comment se satisfaire en effet des annonces de Smovengo affirmant qu’il va peut-être s’approcher du respect du contrat 2 ans ½ après ? La Ville, via le SVAM, doit enfin imposer à l’opérateur de respecter ses engagements.

Nécessité fait loi et doit pallier les errements d’hier

C’est aussi la raison de notre vœu :

En 2014, nous faisions adopter le dispositif des logements tremplin pour permettre aux internes d’accéder à un logement à loyer modéré, en échange d’un engagement d’exercer en secteur 1.

En 2019, nous demandions à élargir ce dispositif à tous les professionnels de santé, considérant que les personnels essentiels à notre santé devaient pouvoir, s’ils le souhaitaient, habiter à proximité de leur lieu de travail.

Alors que notre vœu de 2014 avait été adopté, il n’a jamais été mis en oeuvre, et vous nous expliquiez l’an dernier qu’il n’avait pas lieu d’être. La crise a démontré s’il en était besoin combien ce n’était pas le cas. Le privé s’étant même substitué pour répondre à la demande. Un élan de générosité à saluer certes, mais dont on ne peut se satisfaire car il pallie l’absence de la ville sur ses prérogatives.

– Absence de mise en œuvre du dispositif logement tremplin pour les professionnels de santé,

– faible connaissance du dispositif proposé par l’AP HP et peu de travail d’information

– et peu de prise en compte du caractère de professionnels au service de la ville, autant de raison qui expliquent les difficultés pour les professionnels de se loger.

Par le vœu que nous déposons aujourd’hui, nous souhaitons y remédier. Il n’est pas acceptable que ceux qui prennent soin de notre santé ne puissent pas se loger à Paris et la Ville doit prendre sa part.

3-Ne pas obérer la suite

La crise sanitaire ne peut se doubler d’une crise sociale

Ces 9 dernières semaines ont vu se creuser dramatiquement les inégalités. L’action de la ville en la matière reste limitée, or des leviers sont disponibles, notamment à l’égard des locataires du parc social ou pour lutter contre la fracture numérique en équipant les familles les plus précaires.

L’urgence est de renforcer l’adaptation de la ville aux crises 

La crise a révélé des sujets structurels d’inadaptation de la ville à certains enjeux. Je pense ainsi à l’accès à l’eau, nécessaire en période de pandémie comme de canicule. Équiper l’espace public en gel hydro alcoolique est nécessaire, mais n’est pas suffisant et il convient d’urgence d’avancer sur de nouveaux modes d’accès à l’eau dans l’espace public.

La gestion de crise doit intégrer les enjeux environnementaux

L’urgence climatique ne peut être sacrifiée.

Les dispositifs de relances ne peuvent s’exonérer d’objectifs en matière de développement durable. Comme cela se fait au niveau national, les aides doivent être assorties d’objectifs en matière environnementale.

Il vous revient également dès aujourd’hui de concilier des objectifs parfois contradictoires entre sécurité sanitaire et développement durable. Il faut agir dès aujourd’hui sur la question du tri et apporter des réponses face à l’explosion des emballages et du plastique et les équipements de protection à usage unique.

C’est aussi cela l’urgence.

Je vous remercie.

Salles de consommation à moindres risques : le mauvais « deal » d’Anne Hidalgo et de sa majorité

Paris, le 11 mars 2019

Tandis que l’expérimentation d’une salle de consommation à moindre risques (SCMR) adossée à l’hôpital Lariboisière (10ème arrondissement) suit son cours, la majorité municipale d’Anne Hidalgo a annoncé, ce matin lors du Comité de pilotage de cette dernière, son intention d’ouvrir de nouvelles salles dans Paris intramuros, ce que ne permet pas l’arrêté du 22 mars 2016 encadrant l’expérimentation des SCMR mais qu’un nouvel arrêté ministériel pourrait permettre.

Depuis 2010, les élus centristes au Conseil de Paris défendent l’expérimentation d’une salle de consommation à moindres risques afin d’apporter une réponse sanitaire aux usagers de drogue les plus marginalisés, tout en minorant les risques de contamination par des seringues usagées, et de lutter contre les nuisances envers les riverains des quartiers les plus minés par la consommation et le trafic de drogue.

Si le groupe UDI-MoDem a défendu à plusieurs reprises lors du Conseil de Paris un vœu en faveur de l’ouverture d’une deuxième SCMR à l’échelle de la métropole, il rappelle son opposition  à l’ouverture d’une nouvelle SCMR dans Paris intramuros, tant que l’expérimentation de la salle actuelle n’aura pas été achevée et que des enseignements n’auront pas été tirés de son bilan. Continue reading

Voeux relatifs à l’accueil des migrants

Madame la Maire,

Mes chers collègues,

Notre débat intervient au lendemain de l’évacuation des derniers campements de migrants, et six jours après celui du millénaire. 2000 personnes bénéficient désormais d’une solution d’hébergement temporaire en Île-de-France et bénéficieront rapidement d’un diagnostic social et sanitaire puis d’un examen complet et approfondi de leur situation administrative par les services de l’État.

Trente-six opérations d’évacuation auront ainsi été mises en œuvre par les services de l’Etat depuis 2015, date de la grande crise migratoire liée à l’amplification de la violence meurtrière au Proche-Orient qui a vu plus d’un million de personnes arriver en Europe au péril de leur vie.

Si aujourd’hui la pression migratoire en Europe à quelque peu baissé, il n’en reste pas moins que la crise de 2015 a fait prendre conscience à tous d’un phénomène en accélération partout dans le monde, dû à des facteurs multiples qui ne sont pas prêts de cesser : conflits, terrorisme, pauvreté, désastres naturels accentués par les changements climatiques, et inégalités croissantes nord-sud, et sud-sud.

Cette réalité mérite d’être rappelée car elle nous dit qu’il n’y a pas d’autre choix que d’avoir, sur cette grande question des migrations, une vision et une gestion de long terme.

Et elle exige de tous, État et collectivités, une attitude de responsabilité et de coopération,  ainsi que le respect de principes fondamentaux.

Le premier de ces principes est la sanctuarisation et l’application effective du droit d’asile.

Tout le monde le voit, il y a aujourd’hui de très nombreux dysfonctionnements dans le régime européen d’asile auxquels il faut rapidement mettre un terme, si nous voulons sauvegarder le droit d’asile.

Cela doit nous conduire à harmoniser nos pratiques au sein de l’Europe sur les délais de traitement qui doivent descendre partout à 6 mois au plus, sur les conditions d’accueil des demandeurs d’asile, sur le taux de reconnaissance des principales nationalités, sur les politiques d’éloignement et de retours volontaires, et sur la reconnaissance mutuelle des décisions au sein de l’Europe.

Nous devons aussi avancer vers une gestion commune efficace de nos frontières. Et vers la mise en œuvre d’un système d’alerte européen, pour anticiper les mouvements de réfugiés lors de grandes crises comme nous l’avons connu avec la Syrie.

C’est à cette condition que l’Europe pourra exercer sa pleine solidarité à leur égard.

Il y a enfin la coopération avec les pays d’origine, notamment l’Afrique, avec un nouveau partenariat permettant le développement de leurs économies.

Un mot enfin sur l’immigration dite économique.

Celle-ci représente 25% des migrations légales en Europe, et seulement 10% en France.

Ouvrons le débat sur cette question. Favorisons les allers retours choisis, ce qui est la meilleure façon  d’éviter la « fuite des cerveaux ».

Bien sûr, cette politique globale n’épuise pas le champ du dossier. Nous devons donc nous interroger sur les mécanismes de coopération et de solidarité entre l’Etat et les collectivités locales.

La question du partage des responsabilités respectives de l’Etat et de la ville de Paris en matière d’évacuation peut poser question.

On doit donc adapter le processus de décision à l’urgence qui est de mise quand il s’agit d’êtres humains et de situations de détresse, pour éviter que demain ne se reconstituent des campements indignes à Paris. C’est le sens de notre vœu.

Je veux dire enfin qu’il n’est pas acceptable, ni moralement, ni civiquement que ces situations soient l’objet de polémiques partisanes et politiciennes.

Trop souvent on s’y emploie dans le seul but de rechercher des avantages électoraux.

Et l’on voit ce que cela donne, Le résultat des récentes élections en Hongrie, en Allemagne, ou encore en Italie devrait être pour nous un avertissement sérieux, et un appel à la responsabilité collective. Pour nous toutes et pour nous tous.

Je vous remercie.

 

Marielle de Sarnez

Présidente de la commission des affaires étrangères, Assemblée Nationale

Députée Européenne

Conseillère de Paris (6è )

vidéo intervention Marielle de Sarnez sur le voeu relatif à l’accueil des migrants

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Gratuité du Pass Navigo pour les seniors : de l’art d’avoir la mémoire courte

Paris, le 10 janvier 2018,

C’était l’une des principales annonces de la Maire de Paris, interviewée sur France Bleu Paris ce mercredi 10 janvier : la gratuité du Pass Navigo pour les seniors, sous conditions de ressources, avec un plafond fixé à 2200 euros par mois.

Outre le fait que la Maire de Paris ne détaille aucunement le financement de cette mesure, et semble complètement passer au-dessus de la tête d’Ile-de-France Mobilités, le groupe UDI-MoDem se félicite que la Maire de Paris reconnaisse enfin son erreur d’avoir augmenté en décembre 2014 les tarifs du Pass Navigo Améthyste pour les retraités aux revenus les plus modestes (inférieurs à 2028 euros par mois).

En 2012 déjà, le groupe centriste s’opposait à la décision de l’équipe municipale de Bertrand Delanoë de mettre fin à la gratuité du Pass Navigo pour les personnes âgées, les bénéficiaires des minima sociaux et les personnes en situation de handicap.

En décembre 2014, le groupe UDI-MoDem s’était opposé à l’exécutif parisien qui avait voté une nouvelle grille de tarification du Pass Navigo Améthyste, dont les contributions pouvaient aller jusqu’à 410 euros par an pour les contribuables retraités ayant un impôt sur le revenu inférieur à 2028 euros, en-dessous, donc, du plafond aujourd’hui annoncé par la Maire de Paris pour son « nouveau » projet.
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