Nous défendons l’excellence éducative dans tous les établissements. L’école ne doit pas être un outil de correction du manque de mixité sociale, cause d’une mauvaise répartition des différents types de logements dans la capitale. La mixité sociale ne se décrète pas par les projets de secteur multi-collèges. Elle se construit par une véritable mixité au coeur de chaque quartier et en proposant des enseignements d’excellence. L’adaptation du temps périscolaire et l’amélioration de l’accueil dans les écoles sont également des leviers d’action. L’école doit s’ouvrir à davantage d’échanges avec les associations, avec les quartiers jumelés afin de rendre compte de la diversité des formes d’éducation et d’engagement au sein de la ville de Paris.
Ce dernier conseil de Paris intervient dans un contexte de suspicion sur des animateurs de la Ville de Paris, avec un un certain nombre de signalements grave, très grave, révélé tous ces derniers mois par la presse, pas un jour sans l’apparition d’un nouvel article ou d’un reportage télé qui rapporte des faits survenus dans les écoles parisiennes. Ce weekend encore, un animateur vacataire a été mis en examen pour agression sexuelle sur mineur.
Même si sur la multitude de ces signalements, certains faits ne seront pas avérés par la justice. J’ai envie de dire que le mal est fait. C’est un choc, c’est une épreuve : d’abord pour les enfants, pour les parents, pour toutes celles et tous ceux qui sont touchés dans leur chair et bien sûr pour l’école publique, pour les directeurs, les directrices pris en étau, les enseignants et les animateurs qui en grande majorité font consciencieusement leur travail.
Alors, mettons de côté la campagne électorale et intéressons-nous, intéressons-nous aux familles que nous rencontrons tous : Maire d’arrondissement de l’opposition ou Maire d’arrondissement de la majorité. Ces familles sont inquiètes, elles sont excédées et évidemment mal informées puisque dans la confusion, elles pensent que et le directeur d’école et le maire d’arrondissement sont responsables du périscolaire.
La défenseur des enfants de la Ville de Paris a reçu 150 saisines depuis mi-décembre, principalement sur des violences en milieu périscolaire. La Ville de Paris emploie 3800 animateurs titulaires, 11000 vacataires sur les 626 écoles maternelles et élémentaires. Dans certaines écoles, le périscolaire en dehors du rêve ne repose que sur des vacataires, c’est-à-dire des personnels non formés, payés autant que s’ils allaient travailler dans un fast-food. Et ça, c’est inadmissible.
Chaque jour, des animateurs sont suspendus à titre conservatoire. Chaque jour des personnels épuisés moralement et physiquement craquent sous la pression de l’institution. Dans 15 jours, les vacances de février : comment on garantit la qualité de l’accueil au centre de loisirs ? Aujourd’hui, aucune école à Paris n’est épargnée par ce climat de défiance et de suspicion. Comment rassurer les parents ?
Vous avez, Madame la Maire, toujours refusé de remettre à plat le temps périscolaire à Paris malgré les interventions d’un certain nombre d’entre nous dont je fais partie. Malgré l’intervention des directeurs d’école qui ont été dépossédés de leurs prérogatives et des syndicats. Alors, on en est là aujourd’hui et ce sujet vous rattrape parce que vous n’avez pas pris la mesure de la gravité des faits. C’est le sujet du moment. C’est un sujet grave et nous attendons des réponses maintenant.
Avant toute chose, je souhaite rappeler que ce débat n’aurait pas eu lieu sans la demande de plusieurs groupes politiques, et en premier lieu le groupe MoDem et Indépendants, ce qui, en soi est révélateur du malaise suscité au sein de l’exécutif par cette sordide affaire.
Nous sommes en effet face à une affaire grave dont la victime est un enfant de huit ans qui a eu la tête rasée il y a dix mois, en février 2025 par des adultes censés le protéger dans un établissement parisien de l’ASE. Cet acte évidemment, a été commis sans son consentement, sans celui de sa mère, et sans aucune validation hiérarchique. Il a été filmé. Deux vidéos ont ensuite circulé au sein même de l’équipe éducative, sur une boucle WhatsApp, laissant clairement entendre qu’il s’agissait d’une sanction. Et ce n’est qu’à la fin du mois de septembre que la mère a découvert l’existence des vidéos. La justice a alors été alertée et la Ville de Paris a été officiellement saisie vous l’avez rappelé dans votre propos Madame la Maire que quelques semaines plus tard. Enfin, l’affaire est devenue publique, à la suite d’une enquête journalistique, voilà pour les faits.
En quelques mots, des faits qui se sont produits dans un établissement associatif habilité, financé par la Ville de Paris. Et tout cela nous interpelle forcément. Parce que ces faits interrogent directement l’exercice du contrôle, la chaîne de responsabilité, et la capacité réelle de la collectivité à protéger les enfants qui lui sont confiés.
Des faits qui révèlent aussi au grand jour une réalité plus large : celle d’une institution souvent livrée à elle-même, tél un bateau à la dérive, à Paris comme ailleurs en France.
Et aujourd’hui, nous considérons que ce vœu de l’Exécutif n’est pas tout simplement à la hauteur des enjeux. Et le dire n’enlève rien au dévouement des éducateurs et des animateurs qui, chaque jour, s’investissent auprès d’enfants fragilisés, souvent en très grande détresse.
Alors personne ici ne peut être en désaccord avec les principes affichés dans votre vœu. Transmettre les conclusions d’une inspection à la justice, renforcer la formation des professionnels, mieux informer les groupes politiques : ce sont des objectifs que nous partageons.
Mais justement parce que l’affaire est grave, ce vœu pose un problème majeur : il explique ce qu’il faudrait faire après, sans jamais clarifier ce qui s’est passé avant.
Le huitième considérant en est une illustration : il indique que la Ville aurait été « très tardivement informée » des faits. Mais ce point n’est pas un détail. Il interroge sur la chaîne de responsabilités, sur l’exercice concret de la compétence départementale en matière de protection de l’enfance, sur la réactivité de la collectivité, et sur l’effectivité du contrôle exercé sur les établissements habilités.
Et c’est pourquoi, en insistant auprès de vous pour inscrire ce sujet à l’ordre du jour, nous avons besoin aujourd’hui de réponses factuelles et précises.
Vous saisissez aujourd’hui la justice : mais ces informations, les aviez-vous eu plus en amont ? Quelles ont été les alertes reçues par Madame Versini, et à quelle date ? Quel traitement leur a été réservé ? Quel contrôle la Ville exerce-t-elle réellement sur les associations habilitées, mais aussi sur les établissements en régie ? Y a-t-il eu une défaillance du contrôle de la Ville ? Et si oui, à quel niveau ?
Des dossiers vous remontent : qui les contrôle, qui les arbitre ? Vous êtes nécessairement informés des difficultés de recrutement. Il suffit de regarder d’ailleurs Indeed et Linkedin pour voir qu’il y a des centaines de postes à pourvoir aujourd’hui à l’ASE de Paris. Y a-t-il eu d’autres cas préoccupants de maltraitance ? Comment la Ville contrôle-t-elle les personnels, dans les associations sous tutelle comme dans les structures en régie ? D’autres faits ont-ils été dissimulés, minimisés ou simplement non portés à la connaissance de notre assemblée ?
Enfin, quelles mesures structurelles la Ville entend-elle réellement prendre pour tirer toutes les conséquences de cette affaire et garantir que de tels manquements ne puissent plus jamais se produire ?
Et puis une autre question, et non des moindre : comment Madame Versini, désormais dans l’organigramme administratif de la Ville en tant que « défenseure des enfants de la Ville » peut-elle se saisir de ce dossier alors même qu’elle a exercé auprès de vous, pendant plusieurs années les fonctions d’adjointe chargée de la protection de l’enfance ?
Alors oui c’est vrai, j’entendais Madame Primet, oui en matière d’Aide sociale à l’enfance, ça explose de partout, dans tous les départements. On ne compte plus les témoignages et les livres pour dénoncer les violences dans les ASE partout en France, le dernier en date « La fabrique du malheur » de Claude Ardid et ça fait vraiment froid dans le dos.
Quant à Envoyé Spécial sur le service public, qui révèle, le 27 novembre, la prostitution de petites filles de 12 ans à Marseille dans un établissement de l’ASE. Alors évidemment on s’interroge inévitablement sur l’accompagnement des mineurs de 12, 13, 14 ans, aussi à Paris. Parce qu’on sait que ces phénomènes se produisent ailleurs en France et comme d’autres départements, la Ville de Paris s’expose aujourd’hui à des poursuites pour défaillances graves, parce qu’il est inadmissible de laisser des enfants subir de telles violences.
Alors en l’état, ce vœu permet à l’Exécutif de montrer qu’il réagit, mais sans assumer pleinement ce qui relève pourtant de sa responsabilité politique directe. Nous le voterons ce vœu. Mais nous avons besoin de données claires Madame la Maire : sur le nombre de situations de maltraitance identifiées, sur l’ampleur des difficultés de recrutement, sur les signalements remontés et leur traitement. Nous avons besoin d’un audit complet Madame la Maire, des établissements et des personnels de l’ASE.
Il y a eu des défaillances Madame la Maire, C’est incontestable et c’est toute une chaîne de responsabilités qu’il faut interroger. Je vous remercie.
Je voudrais profiter de cette délibération pour revenir sur un certain nombre de faits. Nous en avons déjà parlé à de nombreuses reprises dans ce conseil, mais il me paraît au regard des réactions qui viennent d’advenir, en réponse à l’intervention d’Inès de Raguenel que c’est important.
Le dispositif des décharges existe effectivement depuis 40 ans. Il permet aux directrices et directeurs d’école d’être déchargés à partir de cinq classes et non 13 comme cela se fait partout ailleurs en France. Un dispositif dérogatoire que nous soutenons au regard de la spécificité du rôle de directeur d’école à Paris. Dans la mesure où ils ont la charge de missions spécifiques notamment liées au fait qu’ils exercent à Paris.
Dès lors, ce dispositif était très logiquement pris en charge par la Ville de Paris. Mais depuis 2019, la Ville de Paris a décidé de ne plus payer ce qu’elle devait, mettant en danger ce système à partir de cinq classes. Depuis 2019, pour que ce régime dérogatoire soit maintenu, c’est l’État à travers l’Education nationale qui a pris en charge financièrement intégralement le coût de ce dispositif, afin de permettre aux directeurs de se consacrer à leur mission. Soit l’équivalent de 116 millions d’euros.
Le rapport de la Cour des comptes a logiquement mis en avant l’inéquité de ce dispositif, demandé par la ville mais payé par le contribuable français. Et en 2024, un référé a même ordonné l’arrêt de cette prise en charge par l’État. Convaincu du bien-fondé de ce dispositif dérogatoire, au regard des spécificités pesant sur les directeurs d’écoles parisiens, nous avons saisi le gouvernement et la ministre d’État Élisabeth Borne a décidé d’un moratoire en mars 2025 permettant de ne pas changer le dispositif à la rentrée 2025. Ce qui a permis de conserver le système en place, payé encore une fois par l’État et non par la Ville. Sous l’impulsion d’Élisabeth Borne et celle de son successeur, avec le rectorat, des discussions ont eu lieu avec la ville avec un principe : si la Ville veut poursuivre ce dispositif en raison des missions spécifiques des directeurs, elle doit le prendre en charge financièrement.
Le ministère s’est engagé à modifier le décret fixant le régime des décharges pour le rendre pérenne. Un projet a été présenté hier au Comité social d’administration et sur la base de ce décret, une convention pourra être signée entre le rectorat et la Ville. A condition bien sûr que chacun assume ses responsabilités, comme l’État l’a fait, avec ses actions que je viens de rappeler.
Alors, quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons vu votre communication, relayée d’ailleurs par beaucoup de vos adjoints, laissant penser que vous étiez parvenu à maintenir ce modèle ? Soyons clair, si vous aviez assumé vos responsabilités depuis 2019, nous n’en serions pas là et la question des décharges et de leur suppression n’existerait pas. Et vous continuez à ne pas assumer vos responsabilités avec la présentation de cette convention. 12 millions, le coût de la compensation du dispositif dérogatoire est pourtant le double : 24 millions.
Alors, j’imagine que vous allez nous proposer de voter un amendement portant la somme prise en charge par la Ville à 24 millions et l’inscrire au budget supplémentaire à défaut de l’avoir fait voter hier. Car si tel n’était pas le cas, la délibération de ce matin serait finalement uniquement, un exercice de communication pour faire croire au directeurs que vous les soutenez mais sans assumer réellement les responsabilités qui incombent à chacun et notamment le coût de ce dispositif.
Comme nous l’avons démontré par le passé, nous soutenons ce régime spécifique des décharges et avons agi pour le préserver à la Ville désormais de prendre l’ensemble de ses responsabilités. Nos directrices et directeurs le méritent bien.
Merci Madame la Maire, Mes chers collègues, Cher Monsieur le Maire, Jean-Luc Romero-Michel, je souhaite tout d’abord vous remercier pour tout ce travail. Vous remercier ainsi que vos équipes et ce travail fourni et saluer le sérieux avec lequel ce plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme a été élaboré.
Dans une ville où plus d’un habitant sur cinq est immigré, où les actes racistes et antisémites sont en forte augmentation, il est indispensable de proposer une réponse publique solide, concertée et ambitieuse. Paris ne peut pas fermer les yeux. Protéger toutes celles et ceux qui y vivent fait partie des fondements même de notre action municipale. Votre plan, ce plan présenté est structuré, assez complet et propose des avancées. Nous tenons aussi à souligner la qualité de la concertation que vous avez mené avec les associations, les chercheurs, les institutions et les élus. Trois propositions que notre groupe défendait depuis longtemps y figurent pleinement.
D’abord, la création d’un observatoire indépendant chargé de produire des données fiables et utiles pour l’action publique. Ensuite, la montée en puissance des formations pour les agents municipaux, particulièrement ceux en contact direct avec les usagers. Et enfin, le développement d’ateliers de sensibilisation dès le plus jeune âge dans les temps périscolaires. Ces mesures étaient attendues et répondent à des besoins clairement identifiés. Au-delà des dispositifs sectoriels, il nous faut rappeler une évidence. La lutte contre le racisme et l’antisémitisme ne doit pas être une politique parmi d’autres. Elle doit irriguer toutes les politiques municipales : éducation, logement, sécurité, culture, économie, emploi. Chaque domaine produit des situations où des discriminations peuvent se manifester. Pour être crédible, il faut que ce plan soit réellement transversal et qu’il ne reste pas cantonné au champ déjà convaincu.
C’est là que se joue l’efficacité d’une politique antiraciste et de lutte contre la haine des juifs, contre l’antisionisme. C’est là que réside notre capacité à imposer des sujets partout, y compris là où ce ne serait pas spontané. Le second point sur lequel je veux insister, c’est le suivi. Certes, nous créons un observatoire, c’est très bien, mais un observatoire qui ne produit pas des données exhaustives, indépendantes et surtout utilisables devient un outil simple de communication. La ville devra assumer cette exigence de transparence. Sans chiffres consolidés, sans indicateurs réguliers, sans capacité à mesurer l’impact des actions, ce plan restera une liste d’intentions. La rigueur du suivi sera le vrai test de crédibilité de la stratégie présentée aujourd’hui.
Enfin, nous devons agir beaucoup plus en amont. Les ateliers périscolaires et les parcours éducatifs vont dans la bonne direction, mais ils ne suffiront que si l’on mise vraiment sur le long terme. Sensibilisation et formation des encadrants, continuité pédagogique, partenariat solide avec les associations spécialisées. On ne déconstruit pas les préjugés en organisant quelques animations. On le fait en créant un environnement éducatif cohérent où la tolérance mutuelle et le respect de l’autre et des règles deviennent des réflexes acquis dès l’enfance. C’est là que se joue la prévention durable. C’est là que Paris doit être au rendez-vous.
Enfin, pour qu’un plan soit vraiment cohérent, il doit concerner l’ensemble des acteurs. Sur ce point, il reste une étape que nous continuons à considérer comme essentielle, l’exemple que doivent donner les élus. Notre groupe avait proposé la création d’une charte d’engagement républicain pour les membres du Conseil de Paris afin d’encadrer nos propres pratiques et de prévenir toute parole ou comportement discriminatoire. Vous n’avez pas jugé utile de retenir cette proposition. Nous le regrettons car elle aurait envoyé un signal clair. La lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la haine des juifs ici aussi dans l’institution qui porte la politique municipale est importante et c’est là qu’elle commence.
Néanmoins, nous soutiendrons ce plan parce qu’il pose des bases claires et parce qu’il répond en partie aux attentes que nous avions formulées. Mais nous continuerons à plaider pour que la responsabilité politique soit pleinement assumée par chacune et chacun des élus de cette assemblée. Je vous remercie.
Nous examinons aujourd’hui la création de cette fonction essentielle dont nous partageons le constat et l’objectif. En cette journée internationale des droits de l’enfant, il est de notre responsabilité collective de rappeler cette vérité simple : les enfants sont les premiers à subir des violences qu’ils ne peuvent nommer, dénoncer, affronter seuls et parfois psychologiquement confrontés à leur propre famille. Il leur est particulièrement difficile de franchir le cap. Pour avoir été quelques années avocate de l’ASE, je peux vous dire que tous les milieux sont concernés.
Ils dépendent de notre vigilance, de nos institutions, des institutions en général, de nos décisions pour être protégés. Et lorsque cette protection faillit, c’est tout un système qui vacille mais c’est aussi leur avenir et notre avenir collectif qui est touché. Face à l’ampleur des violences subies par les enfants à Paris comme ailleurs, personne ne peut considérer que notre collectivité en fasse trop. Les révélations dernières ont bouleversé les familles, les personnels éducatifs, les associations, l’ensemble des élus ici présents mais aussi sont sources d’inquiétude pour les familles. Les témoignages des enfants agressés dans leur école, les défaillances dans la chaîne de signalement, les classements sans suite administratif, tout cela est un véritable séisme, un véritable me too des enfants pour reprendre les mots évoqués par la presse. Et la tolérance zéro que vous venez d’évoquer doit être réelle et non pas un slogan ou une bonne intention. C’est pourquoi nous soutenons que ce défenseur des enfants qui devra jouer demain un rôle central, un recours identifiable, un point d’entrée clair pour les familles, pour les enfants eux-mêmes de façon indépendante, y compris pour les mineurs, notamment ceux qui font l’objet de violence infra familiales, les professionnels et lorsqu’une situation de doute, de violence ou d’alerte survienne, il devra agir.
Il devra être un garant que les signalements ne se perdent plus, que les délais de traitement qui sont souvent trop longs ne s’allongent plus, que les recommandations soient suivies, évaluées et qu’aucune inertie administrative ne mette un enfant en danger. Il devra être ce défenseur capable d’interpeller la ville, de pointer les fragilités en toute indépendance, ce qui n’est pas toujours facile, et pouvoir y apporter les correctifs, y compris lorsque cela va toucher nos pratiques internes ou nos missions internes, car aucun service aujourd’hui n’est exempt de sa capacité à bien agir.
Alors moi, j’ai quatre questions au nom de mon groupe. La première, pourquoi maintenant ou pourquoi finalement avoir attendu les signaux d’alerte ne sont pas apparus simplement cette année. Ils sont connus, documentés, rapportés depuis des années par les associations, par les collectifs d’avocats, par le défenseur des droits et parfois même par nos propres services, nos propres professionnels sur le terrain. Que fait-il que cette question soit urgente aujourd’hui ? Il est évidemment nécessaire d’agir aujourd’hui. C’est quand même un regret que nous avons au sein du groupe Modem de ne pas avoir eu cette délibération plus tôt.
Deuxième chose, dans quel cadre administratif ? Il y a un contexte politique à prendre avec intérêt et questionnement. La création d’une nouvelle fonction au sein de l’administration intervient à un moment où l’Exécutif organise ses périmètres, structure et rééquilibre ses structures internes. Une nouvelle instance qui reprend en partie le périmètre de la mission des droits de l’enfant. Est-ce que cela va vraiment clarifier les choses telles que c’est conçu ?
Troisième chose, je reviendrai sur la procédure. Il est quand même questionnant que ce défenseur soit rattaché directement à la maire. Est-ce vraiment la bonne formule ? On peut imaginer que demain, y compris des élus, soient concernés par cette question, que ce soit dans le cercle privé ou dans le cercle professionnel. Donc, ce n’est pas à mon sens et à notre sens la garantie d’avoir une vraie indépendance. Moi, j’ai une suggestion à faire, celle de reprendre la procédure qui est notamment appliquée à l’Assemblée nationale depuis des années, comme par exemple pour les grandes agences, comme pour l’ADEME, faire en sorte qu’il puisse y avoir une audition par la commission concernée qui sera la commission de référence et un vote au 3/5e, ce qui oblige majorité et opposition à trouver un certain accord, mais surtout de donner une vraie légitimité à celui qui devra intervenir pour défendre les enfants de notre territoire.
Et puis quatrième question, celle du combien. Il est nécessaire d’affecter des moyens. Trop souvent d’ailleurs dans le monde de la justice, on voit et c’est pas une question de gouvernement, j’ai quelques collègues qui sont avocats sur ces bancs, on sait très bien combien il est difficile notamment pour les droits de l’enfant d’avoir des moyens affectés suffisants dans l’ensemble des services. Donc combien affecterons-nous de moyens pour faire en sorte que tout ce système, la formation des délégués volontaires puisse obtenir les moyens pour leur formation et leur exercice et puis combien aussi sera rémunéré ce défenseur des enfants pour avoir aussi une idée du type de personne qui pourrait être attirée par cette nouvelle fonction bien évidemment dans le cadre d’une procédure transparente.
C’est pourquoi nous voterons ce texte, parce que l’urgence le commande, mais j’espère que nous aurons au cours de ce débat quelques éclaircissements. Merci.
Ce rapport de la CRC dresse un constat précis et sans complaisance. Il met en évidence les tensions démographiques financières, organisationnelles qui appellent de notre part, de la part de la ville de Paris un pilotage plus lucide et plus cohérent.
Depuis près de 15 ans, Paris connaît une baisse continue des effectifs dans les écoles publiques, – 15 % entre 2019 et 2024, tandis que l’enseignement privé maintient ses positions et représente désormais plus d’un quart des élèves du premier degré, nous l’avions dit en septembre dernier, lors de la communication sur la rentrée scolaire. Après les fermetures de classe et si rien n’est anticipé viendront les fermetures d’école et d’ailleurs elles ont commencé dans plusieurs arrondissements de Paris.
Alors il faut regarder bien sûr cette réalité en face et s’y préparer, non pas dans la précipitation mais avec méthode et concertation, notamment avec les maires d’arrondissement. Ce rapport pointe aussi la question de la gouvernance. Le projet éducatif territorial de 2021-2026 se voulait ambitieux dans son intention : mieux articuler les temps scolaires et périscolaires, mais il reste entravé par des dysfonctionnements, coordination insuffisante entre les enseignants, les REV et les animateurs, appropriation inégale du projet, manque de temps partagé pour construire une réelle continuité éducative et surtout une filière de l’animation encore trop fragile, avec des personnels qui ne se sentent pas suffisamment considérés. Là encore, c’est une question de moyens mais pas seulement. C’est une question d’organisation, de pilotage, de confiance donnée aux équipes de terrain.
Cela veut dire de désigner des personnels animateurs et ATSEM en nombre suffisant pour assurer le temps périscolaire, soutenir nos professeurs de la ville de Paris pour le sport, pour les arts plastiques, pour la musique. C’est une spécificité parisienne qu’il faut absolument conserver et là aussi nous peinons à obtenir les moyens nécessaires avec de moins en moins de PVP, d’animateurs, d’ATSEM, sans parler de médecin scolaires, d’assistantes sociales et pourtant, tous sont indispensables dans l’épanouissement des enfants.
Le sujet des directeurs et directrices d’école parlons-en. Cette question mérite bien sûr là aussi une attention particulière. La Chambre critique le régime dérogatoire de décharge totale non compensé financièrement par la ville de Paris depuis 2019. La dette est de 73 millions d’euros vis-à-vis de l’État et pourtant chacun en convient ici, ces personnels assument des responsabilités considérables souvent face à la complexité administrative, à la gestion des travaux, à la multiplicité des partenaires éducatifs : supprimer les décharges reviendraient à affaiblir l’ensemble du fonctionnement scolaire. Avec mon groupe, nous défendons le maintien de ce régime et demandons surtout que la ville sécurise financièrement et juridiquement cette exception au lieu de s’enfoncer dans un bras de fer avec l’État.
Sur le plan du patrimoine scolaire, la CRC reconnaît la volonté de la ville de réduire l’empreinte énergétique des bâtiments, mais elle souligne aussi le manque de pilotage, l’absence d’articulation entre politique de rénovation et réalité démographique, le rôle de la collectivité, le rôle des maires d’arrondissement est d’offrir les meilleures conditions d’apprentissage dans nos écoles. Cela veut dire concrètement adapter nos bâtiments aux défis climatiques, mieux les isoler, les connecter au réseau de fraîcheur de Paris et le compte n’y est pas. On se souvient encore de la première semaine caniculaire de juillet, il y a quelques mois, avec des directeurs incitant les parents à sortir leurs enfants de l’école ou des élèves obligés de se réfugier dans des cinémas climatisés de la capitale pendant le temps du centre de loisirs.
Rénover l’intégralité du parc alors que certaines fermetures sont prévisibles posent questions. Là encore, l’anticipation et la priorisation doivent guider l’action plutôt qu’une approche uniforme. Et au-delà du diagnostic, ce rapport met en lumière un enjeu fondamental, celui de la soutenabilité financière. Les dépenses de fonctionnement augmentent alors que le nombre d’élèves diminue, les investissements se réduisent. Dans ce contexte, il devient urgent de repenser la politique éducative parisienne, non pas pour la restreindre, mais au contraire pour la rendre plus cohérente et plus lisible.
Et puis je terminerai par cela. Je l’ai dit, redit, dans cette enceinte, il faut revenir à la réforme payante de 2013, imposée à l’époque à marche forcée à l’ensemble de la communauté scolaire. Votre choix qu’aucune autre collectivité n’a retenu d’ailleurs, qu’elle soit de gauche, de droite, du centre, d’organiser la semaine avec un mardi, un vendredi à partir de 15h réservés au TAP et un mercredi après-midi en centre de loisirs. Cette organisation doit être absolument revue pour les familles, pour les équipes encadrantes et aussi et surtout pour l’intérêt de l’enfant.
Si ce sujet était déjà il y a 10 ans important et vrai, aujourd’hui il y a urgence face aux difficultés que connaît l’école, souvent le mal mené. La difficulté de maintenir les enseignants à Paris, la difficulté de proposer une filière de l’animation robuste. Nous devons nous poser la question du retour de la semaine de 4 jours pour l’enseignement des fondamentaux avec une journée complète le mercredi dédiée aux périscolaires. Parce que je suis convaincue comme beaucoup ici que l’école reste le premier levier d’émancipation et de cohésion. Nous devons en préserver la force et la promesse.
Je voudrais compléter l’intervention de notre collègue Delphine Bürkli en intervenant sur les décharges des directeurs et des directrices d’école.
Votre communication sur la rentrée 2025 se félicite d’avoir gagné la bataille contre la suppression de ce régime spécifique parisien instauré par Jacques Chirac il y a 40 ans.
Mais c’est avoir la mémoire bien courte Madame la Maire car il serait honnête de rappeler que c’est la Ville de Paris qui n’a plus versé la compensation de 12 millions par an au ministère de l’Education nationale depuis 2019 mettant en péril cette spécificité parisienne et l’avenir des directeurs d’école de plus de cinq classes qui en bénéficient. Car je rappelle que les directeurs des écoles parisiennes sont déchargés à partir de cinq classes alors que le régime usuel appliqué hors Paris s’applique à partir de 12 classes.
Leur grogne nous a été remontée en début d’année et nous avions heureusement dénoncé ce manquement pour vous alerter sur cette situation que vous aviez vous-même créée. Alors oui, un moratoire a été signé par le ministère de l’Education nationale pour la conduite de ces décharges pour l’année 2025-2026 et c’était souhaitable. C’était souhaitable car ce régime est justifié pour les directeurs qui sont confrontés dans notre capitale à des responsabilités accrues et bien peu accompagnés par les services de la ville.
Tout est un casse-tête pour eux et ils nous le disent. L’exemple des cours oasis ou celui de l’aménagement des rythmes scolaires illustre le manque d’accompagnement dont ils souffrent.
Si les compléments de décharges venaient à disparaître, les conséquences pour les écoles parisiennes seraient considérables. Les directeurs ne pourraient plus assurer pleinement leur mission et renonceraient même à rester à la tête de leurs écoles. Lorsqu’on connaît la difficulté à tenir ce poste essentiel de lien avec les familles, nous devrions être tous collectivement à leur côté, ce que vous n’avez pas fait depuis 5 ans.
Alors, il est toujours aisé de faire porter la responsabilité à l’État comme vous le faites si souvent, mais cette crise aurait pu être évitée si la ville de Paris avait tout simplement assumé ses obligations.
Paris dispose d’un patrimoine bâtimentaire éducatif exceptionnel. Des écoles de qualité, des enseignants et des personnels municipaux engagés, des classes moins chargées que dans d’autres villes de France entre 20 et 25 élèves par classe, c’est une réalité et nous devons absolument la préserver.
Parce qu’il y a d’abord une densité plus importante d’élèves au mètre carré à Paris qu’en province et la taille des salles de classe, des cours et des préaux est plus modeste dans nos écoles parisiennes.
Et puis, il faut être capable de répondre à la diversité des profils des élèves et de mieux les accompagner dans un environnement adapté. Le rôle de la collectivité, notre rôle de maire d’arrondissement est d’offrir les meilleures conditions d’apprentissage dans nos écoles. Cela veut dire concrètement adapter nos bâtiments au défi climatique, mieux les isoler, les connecter au réseau de fraîcheur. Et sur ce sujet, on est loin du compte.
On se souvient encore des récents épisodes caniculaires avant les vacances d’été et des directeurs incitant les parents à sortir leurs enfants de l’école surchauffée ou des élèves qui se sont réfugiés avec leurs enseignants ou leurs animateurs dans des cinémas climatisés de la capitale pour trouver un peu de fraîcheur.
Cela veut dire aussi mettre des moyens et des personnels animateurs et ATSEM en nombre suffisant pour assurer le temps périscolaire. Soutenir nos professeurs de la Ville de Paris pour la pratique du sport, des arts plastiques et de la musique. Une spécificité parisienne à conserver et à amplifier. Et là aussi, nous peinons à obtenir les moyens nécessaires avec de moins en moins de PVP. Sans parler de la médecine scolaire qui est en sous-effectif chronique et pourtant tous ces métiers sont indispensables à l’épanouissement des enfants.
Quant aux directrices et directeurs des écoles, ils ont subi de plein fouet l’an dernier vos hésitations à prendre en charge financièrement ces six dernières années lors des charges d’enseignement. Une spécificité là aussi parisienne depuis 40 ans, ce qui a déstabilisé l’ensemble de la communauté scolaire. Non seulement nous souhaitons que leur décharge soit maintenue, que leur rôle soit soutenu et renforcé et que leur soit confié de nouvelles prérogatives comme un budget d’autonomie pour l’entretien courant des écoles.
Et puis nous ne pourrons pas faire l’économie d’une remise à plat enfin des rythmes scolaires que vous avez mis en place dans la douleur il y a 11 ans. Cette réforme de 2013 doit une bonne fois pour toutes être évaluée d’un point de vue financier organisationnel pour les familles, pour les équipes d’encadrement, mais aussi et surtout du point de vue de l’intérêt de l’enfant. Parce que nous soutenons l’école publique, qu’elle porte en elle une mission d’élévation et d’épanouissement, nous devons aussi mettre sur la table la question du retour de la semaine de 4 jours pour l’enseignement des fondamentaux avec une journée complète le mercredi dédiée aux périscolaires et des études surveillées à partir de 16h30 les mardis, les lundis, mardis, jeudis et vendredis.
On sait tous la difficulté de recruter des enseignants qui habitent souvent loin de Paris, de trouver des remplaçants en cas d’absence ou de temps partiel et puis pour les REV (Responsables Educatif Ville) et les animateurs, ne serait-il pas plus efficace pour eux et leurs conditions de travail d’avoir un emploi du temps plus stable et surtout moins haché ? Autant de sujets que nous ne pouvons plus mettre sous le tapis à Paris et que nous devrons regarder en face.
Alors comme vous le savez, notre groupe MoDem et Indépendants a toujours été très attentif et force de propositions concernant les bibliothèques à Paris. Alors oui, les propositions de ce Plan lecture 2 vont dans le bon sens car elles sont des mesures de bon sens que nous réclamions déjà depuis la précédente mandature.
Tout d’abord, l’harmonisation des horaires des bibliothèques. Enfin, enfin, il va être possible d’aller dans une bibliothèque à Paris sans se demander si elle est ouverte ou fermée selon le lieu où vous habitez. Les usages des Parisiens ont changé. Leur mode de vie aussi a changé. Il faut que les horaires d’ouverture coïncident, concordent avec leur nouveau mode de vie. Il était donc urgent de rendre lisible les horaires incompréhensibles au niveau parisien.
Ensuite, l’ouverture dominicale d’au moins une grande bibliothèque par arrondissement est l’autre grande nouvelle. Là aussi, vous connaissez notre combat sur le sujet. Ouvrir les bibliothèques le dimanche, c’est permettre à des parents ou à des grands-parents d’aller lire et choisir des livres avec leurs enfants ou leurs petits-enfants. C’est permettre à des personnes seules de tisser un lien autour du dernier livre lu ou des conseils donnés pour le prochain livre. C’est permettre à tous ceux qui n’ont pas une minute dans leur vie effrénée de la semaine de se poser et de prendre le temps de la tranquillité du dimanche pour enfin ouvrir et lire un livre ou un magazine. Cette décision d’ouverture dominicale doit être saluée mais que de temps perdu.
Nous pouvons légitimement nous poser la question pourquoi maintenant alors que vous aviez 6 ans pour le faire, cela fait des années que notre groupe porte cette proposition. Si elle avait été prise en temps plus tôt, nous aurions gagné du temps et économisé un plan. Mais c’est très bien, cela va dans le bon sens.
Si nous partageons les objectifs affichés de ce plan, nous refusons qu’il ne soit qu’un empilement supplémentaire de mesures non appliquées. Il faut maintenant des résultats concrets mesurables avec un calendrier précis. L’accès universel à la lecture vaut mieux que de bonnes intentions répétées. Quant aux ouvertures dominicales, nous attendons une réponse rapide pour tous les arrondissements qui en sont dépourvus et je pense en particulier au 16e arrondissement où il n’existe qu’une seule grande bibliothèque.
Autre défi important, faire revenir les jeunes dans les bibliothèques. Face à la désaffection inquiétante des jeunes vis-à-vis de la lecture, il convient d’être astucieux et imaginatif pour leur proposer d’autres modes de lecture complémentaires aux livres classiques. En effet, l’important est de franchir la porte d’une bibliothèque. La magie opérera ensuite. Des formats innovants tels que les clubs de lecture, les résidences d’auteurs ou les actions hors les murs dans les collèges attireront ces jeunes publics avec de l’innovation dans les supports adaptés à leur génération.
Enfin, j’aimerais rappeler que l’inclusion doit faire totalement partie de l’accueil des bibliothèques parisiennes. L’inclusion des publics les plus éloignés, qu’il soit en situation de handicap ou de précarité, ne peut être un axe secondaire. Vous connaissez également la constance de notre groupe à défendre l’inclusion du handicap à Paris. La culture et les bibliothèques doivent aussi faire l’objet d’engagements chiffrés et suivis sur le sujet comme les heures calmes que nous avons fait voter à l’unanimité sans retour de votre part sur cette expérimentation. Mais bon, toutes ces mesures vont dans le beau sens et nous voterons cette délibération.
Je vais être très rapide et ne pas forcément intervenir sur le fond de la délibération et l’ensemble des dossiers concernés puisque nous n’avons pas au sein de notre groupe MoDem et Indépendants de problèmes particuliers sur tel ou tel dossier et nous suivons avec attention ces projets d’animation au titre des temps d’activité périscolaires.
Je souhaite néanmoins appeler votre attention et l’attention de notre conseil sur une certaine anomalie que nous avons rencontré en lisant ces dossiers notamment les annexes et deux dossiers qui sont concernés par l’ambassade de Turquie qui serait celle qui organise une convention avec notre collectivité. Que je sache, une collectivité ne pourrait intervenir avec un dossier auprès d’une ambassade étrangère, quel que soit d’ailleurs ses qualités ou ses défauts. Et c’est la première question que je souhaite poser à Monsieur le Premier adjoint : comment se fait-il qu’on puisse faire acte de candidature lorsqu’on a une ambassade et comment notre collectivité, la Ville de Paris puisse accepter une telle candidature et décide d’attribuer une subvention donc dans le cadre de deux écoles qui sont dans le 20e arrondissement ?
En effet, c’est une première question, une deuxième qui est encore beaucoup plus globale et je pense que sur cette question, nous sommes tous d’accord puisque ça a été le sens du dernier vote que nous avions fait collectivement pour le maire d’Istanbul qui avait été emprisonné auquel nous avions attribué Monsieur le Maire la citoyenneté d’honneur donc à Ekrem İmamoğlu.
Et puis je souhaite juste rappeler dans ce cadre que nous avions lu collectivement ce qui était écrit dans l’exposé des motifs pour l’attribution de cette citoyenneté d’honneur. L’arrestation du maire d’Istanbul marque clairement la volonté du gouvernement turc d’éviter par tous les moyens la possibilité d’une alternance démocratique. Elle est une tentative d’intimidation de l’opposition et une atteinte au principe de libre administration des collectivités locales qui doit voir se mobiliser tous les démocrates attachés au respect de l’État de droit dans un pays qui est par ailleurs membre du Conseil de l’Europe.
Donc lorsqu’on parle de ce pays qui agit de la sorte en tous les cas de ce régime non pas forcément son peuple lorsqu’on parle avec ces termes attribuer par ailleurs aux représentants de ce même régime, c’est-à-dire à l’ambassade de Turquie, une subvention pour qu’ils viennent accompagner nos enfants, nos élèves dans les écoles parisiennes pose questions. Et je souhaite pour cela attirer votre attention sur la nécessité de corriger cette anomalie. Je vous remercie.
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