Catégorie : Conseil de Paris (Page 3 of 61)

Maud Gatel à propos de la participation financière de la Ville au dispositif des décharges d’écoles

Merci Monsieur le Maire, 

Je voudrais profiter de cette délibération pour revenir sur un certain nombre de faits. Nous en avons déjà parlé à de nombreuses reprises dans ce conseil, mais il me paraît au regard des réactions qui viennent d’advenir, en réponse à l’intervention d’Inès de Raguenel que c’est important. 

Le dispositif des décharges existe effectivement depuis 40 ans. Il permet aux directrices et directeurs d’école d’être déchargés à partir de cinq classes et non 13 comme cela se fait partout ailleurs en France. Un dispositif dérogatoire que nous soutenons au regard de la spécificité du rôle de directeur d’école à Paris. Dans la mesure où ils ont la charge de missions spécifiques notamment liées au fait qu’ils exercent à Paris. 

Dès lors, ce dispositif était très logiquement pris en charge par la Ville de Paris. Mais depuis 2019, la Ville de Paris a décidé de ne plus payer ce qu’elle devait, mettant en danger ce système à partir de cinq classes. Depuis 2019, pour que ce régime dérogatoire soit maintenu, c’est l’État à travers l’Education nationale qui a pris en charge financièrement intégralement le coût de ce dispositif, afin de permettre aux directeurs de se consacrer à leur mission. Soit l’équivalent de 116 millions d’euros. 

Le rapport de la Cour des comptes a logiquement mis en avant l’inéquité de ce dispositif, demandé par la ville mais payé par le contribuable français. Et en 2024, un référé a même ordonné l’arrêt de cette prise en charge par l’État. Convaincu du bien-fondé de ce dispositif dérogatoire, au regard des spécificités pesant sur les directeurs d’écoles parisiens, nous avons saisi le gouvernement et la ministre d’État Élisabeth Borne a décidé d’un moratoire en mars 2025 permettant de ne pas changer le dispositif à la rentrée 2025. Ce qui a permis de conserver le système en place, payé encore une fois par l’État et non par la Ville. Sous l’impulsion d’Élisabeth Borne et celle de son successeur, avec le rectorat, des discussions ont eu lieu avec la ville avec un principe : si la Ville veut poursuivre ce dispositif en raison des missions spécifiques des directeurs, elle doit le prendre en charge financièrement. 

Le ministère s’est engagé à modifier le décret fixant le régime des décharges pour le rendre pérenne. Un projet a été présenté hier au Comité social d’administration et sur la base de ce décret, une convention pourra être signée entre le rectorat et la Ville. A condition bien sûr que chacun assume ses responsabilités, comme l’État l’a fait, avec ses actions que je viens de rappeler. 

Alors, quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons vu votre communication, relayée d’ailleurs par beaucoup de vos adjoints, laissant penser que vous étiez parvenu à maintenir ce modèle ? Soyons clair, si vous aviez assumé vos responsabilités depuis 2019, nous n’en serions pas là et la question des décharges et de leur suppression n’existerait pas. Et vous continuez à ne pas assumer vos responsabilités avec la présentation de cette convention. 12 millions, le coût de la compensation du dispositif dérogatoire est pourtant le double : 24 millions. 

Alors, j’imagine que vous allez nous proposer de voter un amendement portant la somme prise en charge par la Ville à 24 millions et l’inscrire au budget supplémentaire à défaut de l’avoir fait voter hier. Car si tel n’était pas le cas, la délibération de ce matin serait finalement uniquement, un exercice de communication pour faire croire au directeurs que vous les soutenez mais sans assumer réellement les responsabilités qui incombent à chacun et notamment le coût de ce dispositif. 

Comme nous l’avons démontré par le passé, nous soutenons ce régime spécifique des décharges et avons agi pour le préserver à la Ville désormais de prendre l’ensemble de ses responsabilités. Nos directrices et directeurs le méritent bien. 

Séverine de Compreignac à propos du contrat de la compagnie parisienne de chauffage urbain CPCU

Merci Monsieur le Maire,

Donc vous souhaitez choisir aujourd’hui un nouvel opérateur qui à la fois croyez-vous vous garantit un prix fixe assez bas, vous promet d’augmenter de 50 % le réseau, d’augmenter de 50 % la quantité d’énergie renouvelable utilisée, tout en faisant près de 4 milliards d’investissements, le tout en 25 ans. 

Revers de la médaille, évidemment, vous choisissez l’offre qui pense que la consommation va augmenter alors même que toutes les politiques publiques visent à la baisser, vous vous inventez suffisamment souvent, y compris quand l’énergie utilisée est propre. L’offre encore qui n’utilise pas les capacités à transformer des installations de production existantes et qui s’appuie davantage sur de nouvelles constructions. L’offre enfin qui ne garantit rien sur la gestion des chantiers alors qu’on sait tous ici les difficultés que ça entraîne pour les Parisiens. 

À vrai dire, nous avons de sérieux doutes sur la capacité à garantir le prix d’usage, surtout quand on voit les hausses récentes et qu’on connaît un peu les aléas, les crises qui peuvent toucher les prix de l’énergie. Ça a des conséquences directes sur les usagers, les Parisiens et le lien avec la consommation estimée est évident : si la consommation n’est pas à la hauteur et nous devons tous l’espérer entre la rénovation des bâtiments et la hausse des températures, alors, c’est tout l’équilibre du contrat qui s’écroule. 

J’ajoute que pour cette nouvelle concession, l’exigence importante à laquelle vous renoncez, c’est celle de raccorder les bâtiments publics aux nouveaux réseaux déployés et hop, les contraintes, c’est pour les autres, pas pour la Ville et c’est franchement dommage. Mais le mot, en fait, le grand mot a été prononcé tout à l’heure par votre majorité, secteur privé. C’est ça votre problème. 

Ce dont nous parlons est particulièrement structurant pour une ville comme Paris. Structurant aussi lorsqu’on parle de l’adaptation de la ville au changement climatique. Structurant enfin, quand on parle de prix de l’énergie pour l’utilisateur final. 

Il y a plusieurs mois déjà pour des contrats de bien plus petite importance vous nous proposiez également de prolonger les concessions en cours pour que ce soit la majorité qui sortira des urnes en mars 2026 qui choisissent le nouveau concessionnaire et là à tout juste 3 mois des élections vous nous demandez de valider un contrat qui sort l’opérateur quasi centenaire et qui lie les mains de la future majeur majorité, celle qui je l’espère vous verra dans l’opposition et ce pour 25 ans. 

Ce que vous faites n’est pas républicain. Vous aviez tout à fait les moyens de repousser ce choix. Au lieu de quoi, vous vous précipitez lors de ce dernier conseil pour faire voter par votre majorité cet ultime contrat. Ce ne sont pas de bonnes méthodes. 

Ainsi, le groupe MoDem votera contre cette délibération.

Maud Gatel à propos de l’approbation du contrat de la compagnie parisienne de chauffage urbain CPCU

Merci beaucoup Monsieur le Maire,

Les modalités de renouvellement du contrat ont été évoquées, le sujet du calendrier, et ma collègue Séverine de Compreignac, y reviendra. 

Je voulais simplement pour ma part m’attacher à illustrer l’immense occasion manquée du réseau actuel qui aurait pu, qui aurait dû, constituer un levier majeur pour la ville pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Car rappelons le, le bâtiment représente 20 % des émissions nationales de CO2 dont la majeure partie provient du chauffage. Le renouvellement de cette concession pour le plus grand réseau de chaleur d’Europe nous est présenté comme l’aboutissement d’une politique volontariste écologique. 

Et pourtant, cela fait 25 ans que à la tête de Paris, vous avez laissé un réseau de chaleur dérivé complètement, pour devenir aujourd’hui une épave climatique. La quantité de chaleur perdue est phénoménale en raison des sous-investissements chroniques. Mais encore plus grave, vous ne vous êtes jamais servi du levier considérable que constitue pourtant le réseau de chaleur pour réduire nos émissions. 

Ce réseau ne représente que 54 % au mieux d’énergie renouvelable. Ce taux est parmi les plus faibles de tous les réseaux de chaleur. Il a même parfois fallu acheter des certificats de biométhane pour dépasser les 50 % fatidiques vous donnant droit à une TVA réduite. Vous avez fait donc de l’optimisation fiscale climatique pour masquer votre incapacité durant des décennies à faire évoluer ou même maintenir correctement ce réseau. 

Mais vous avez surtout renoncé à utiliser ce levier en dépit des conséquences pour le climat et pour la santé, sans parler de la dépendance aux énergies fossiles dans le contexte géopolitique que nous connaissons. Rappelons le, le gaz naturel émet des oxydes d’azote lors de la combustion qui irritent les bronches avec des effets nocifs sur la santé respiratoire, des particules fines PM 2.5 qui compte tenu de leur petite taille peuvent pénétrer dans l’organisme. Du monoxyde de carbone : gaz toxique incolore produit par une combustion incomplète des composés organiques volatiles notamment. Du benzène même lorsqu’il n’y a pas de combustion et ce sont des composés cancérigènes. Du méthane dont les fuites se trouvent tout au long de la chaîne et qui est un puissant gaz à effet de serre qui contribue à la formation d’ozones troposphériques.

Vous avez même durant plus de 20 ans maintenu du charbon comme source d’énergie malgré toutes les conséquences induites pour la planète et pour la santé. Dans ce nouveau contrat, les délégataires potentiels annoncent que 500 000 tonnes de carbone au moins seront économisées. Cela signifie que chaque décennie, depuis que vous êtes au pouvoir, ce sont 5 millions de tonnes de CO2 que vous auriez pu éviter. 

Il est insupportable de penser que les élus qui se disent préoccupés par le climat n’aient pas exploité ce levier. En 25 ans, vous auriez pu, vous auriez dû, augmenter le taux d’énergie renouvelable sur le réseau et mener les travaux indispensables. 

Le débat de ce matin doit ouvrir les yeux des Parisiens sur cette inaction climatique pendant les 25 dernières années. Au lieu de vous attaquer à ce véritable enjeu, au lieu de cesser plutôt ce demi-million de tonnes de carbone qui détruit notre planète, vous avez décidé d’agir uniquement sur ce qui était visible. Alors, c’est vrai, les arbres en pot, ça se voit davantage que le réseau de chaleur, mais c’est pas plus efficace. Aucune des actions que vous avez mené en 25 ans n’aura permis d’économiser ni de près ni de loin le demi-million de tonnes annuelles que vous auriez pu éviter en vous occupant du réseau de chaleur. 

Cette délibération, finalement, c’est la révélation d’une immense supercherie et d’une absence de volonté d’agir pour diminuer drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. Les Parisiens n’ont pas besoin que l’on leur parle d’écologie. Ils ont besoin qu’on agisse sur l’essentiel de nos émissions et c’est ce que vous n’avez pas fait pendant tant d’années. Le climat meurt de l’inaction des politiques qui ne sont que des écrans de fumée. Je vous remercie.

Maud Gatel à propos de l’explication de vote du budget primitif de la Ville de Paris pour 2026

Merci Madame la Maire, 

Mes chers collègues, 

Nous avons assisté aujourd’hui à ce dernier débat budgétaire et je dois avouer qu’à bien des égard, c’était relativement pénible surtout d’entendre parler les mots de mensonge et d’hypocrisie. Alors, je voudrais commencer cette explication de vote en reprenant simplement quelques chiffres et quelques faits. 

Un niveau historique de la dette, aujourd’hui, les prévisions pour 2026, ce sont 9,7 milliards d’euros. Et si on ajoute évidemment les loyers capitalisés, cela monte à 11,9 milliards d’euros. C’était 4,2 milliards en 2014. 

En 2026, ce sont 540 millions que les Parisiens et les Parisiennes à travers leur budget devront payer pour rembourser la dette et le capital, soit l’équivalent de ce que l’OFCE estime pour adapter la Ville de Paris au dérèglement climatique. Et cette dette historique pour faire quoi ? Vous nous avez dit Madame la Maire ce matin pour loger les Parisiens bien sûr. Et d’ailleurs nous avons fait en sorte nous, au groupe MoDem et Indépendants de veiller à ce que la cotation pour celles et ceux qui prennent soin de Paris soit élevée et pour qu’ils aient effectivement accès. 

Mais soyons un petit peu sérieux, ce que vous faites, c’est produire du logement, non pas en créer. Et il suffit d’ailleurs de voir le nombre de demandeur de logements sociaux depuis 2014 pour montrer que non, le problème n’a pas été réglé, que celles et ceux qui prennent soin de Paris ne sont pas prioritaires dans le parc social de la ville. La question de la voirie, j’en parlais ce matin, ce budget qui ne cesse de baisser alors que ça fait partie du cadre de vie des Parisiens. La question du plan climat et de l’adaptation de la ville au dérèglement climatique. Je rappelle 2,85 millions de mètres carrés produits au cours de ces dernières années, des places minéralisées ou encore la tour Triangle. On a beaucoup parlé des intérêts privés et je ne doute pas qu’Unibail en fasse partie. 

Alors, on a beaucoup sacrifié le bus, on a méprisé les piétons et puis on a renoncé à l’accessibilité. Alors, au miracle, dans la lettre rectificative, il y a trois points sur ce sujet, il est jamais tard pour bien faire mais néanmoins nous, nous restons assez dubitatifs sur cette question. 

Et puis dernier point, je voudrais vraiment, mais c’est c’est la énième fois que je le dis, qu’on arrête de brandir la certification, comme une garantie de bonne gestion. Il suffit de lire pour cela le rapport de la chambre régionale des comptes. Et puis Monsieur Simondon, Monsieur Féraud, alors le mouvement démocrate vous obsède mais il faudrait vous mettre d’accord puisque vous avez rigoureusement dit deux choses à l’opposé. Alors oui, le MoDem est constant dans ses combats notamment en matière de sobriété budgétaire. 

C’est une question d’indépendance et l’attention portée aux générations futures et toutes les difficultés de la ville à vous entendre, Monsieur Simon serait évidemment lié au vote du budget 2025 parce qu’avant tout allait parfaitement bien. Alors il fallait oser. Et que ne l’avez-vous pas dit à vos amis socialistes qui n’ont pas jugé bon de censurer ce fameux budget porté par François Bayrou en 2025 ? 

Alors oui, l’argent ne coule pas à flot. Le gouvernement de l’époque a pris ses responsabilités, et on aurait aimé que la Ville en fasse de même. Ce matin, nous avons assisté à un exercice d’autosatisfaction et j’ai apprécié les propos de Jérôme Gleizes qui lui avait le courage de dire que tout n’avait pas été bien fait et je pense que à un moment c’est bien aussi de rendre des comptes sur ses propres actions et globalement sur la politique qui a été menée. 

Et puis dernier point, je le dis avec une certaine gravité, l’accusation selon laquelle vous seriez les seuls à aimer Paris. En fait, c’est assez insupportable. Nous aimons tellement cette ville qu’il nous est profondément insupportable de voir le manque de soins dont elle fait l’objet. Nous avons une haute idée du service public que les dysfonctionnements y compris les plus graves nous sont absolument intolérables. Alors oui, nous avons une exigence pour cette ville. Oui, nous portons la fierté de cette ville et nous avons envie qu’elle retrouve un rayonnement qu’elle a perdu. Alors, heureusement, ce projet, ce budget sera revu dans quelques mois parce que définitivement Paris mérite mieux. Je vous remercie.

Alexis Govciyan à propos du budget spécial de la Préfecture de police 2026

Merci Madame la Maire,
Monsieur le Préfet de Police,
Mes chers collègues,

Le projet de budget primitif 2026 du budget spécial de la Préfecture de Police célèbre, on l’a déjà dit, un peu plus de 800 millions d’euros en progression de près de 3 % par rapport à l’exercice précédent. Cette hausse concerne à la fois la section de fonctionnement qui s’établit à environ 700 millions d’euros et la section d’investissement portée à plus de 100 millions d’euros en augmentation de 12 %. 

Cette dynamique permet de consolider l’action quotidienne des services tout en relançant des investissements indispensables. Ainsi, la brigade des sapeurs pompiers de Paris, les administrations parisiennes et les services communs d’intérêt local de la préfecture de police peuvent rester en conditions opérationnelles. Une telle évolution traduit aussi un choix clair, celui de conforter le mieux possible les moyens d’une institution essentielle à la sécurité des Parisiennes et des Parisiens et à la protection du territoire. 

Notre groupe MoDem et Indépendants salue l’engagement constant de ces femmes, de ces hommes, de la préfecture de police, policiers, personnels administratifs et bien sûr sapeurs pompiers de Paris. En effet, leurs compétences, leurs disponibilités ainsi que leur sens du service public sont constamment mis à rude épreuve par l’intensification des interventions, la diversification des missions et la répétition d’événements majeurs. 

La progression du budget 2026, tant en fonctionnement qu’en investissement, est donc à souligner car cela permet de répondre à des besoins bien identifiés, en particulier pour la brigade des sapeurs pompiers de Paris, dont chacun connaît le rôle central dans la protection des personnes, la gestion des crises et des secours du quotidien. 

Son budget de fonctionnement s’élève à 502 millions d’euros en hausse de plus de 12 millions, afin d’accompagner une activité opérationnelle soutenue, avec on l’a également rappelé, près de 500 000 interventions par an. En 2026 ces investissements atteignent près de 74 millions d’euros dont plus de 50 millions consacrés à l’effort poursuivi pour les opérations immobilières pour mobiliser les casernes, améliorer les conditions de travail et accompagner la montée en charge opérationnelle. 

Les crédits consacrés à la BSPP, tant pour les infrastructures que pour les équipements, constituent un signal important adressé aux agents mais aussi à la population. 

Pour ce qui concerne le fonctionnement des administrations parisiennes, le budget total est de l’ordre de 185 millions auquel il faut ajouter les 26 millions pour les services communs. 

Pour terminer avec les chiffres, mais nous sommes en discussion budgétaire, il faut noter que la participation de la Ville de Paris est de l’ordre de 258 millions, soit 32 % du budget global de ces 800 millions d’euros dont on vient de parler. Dans un contexte où les missions se multiplient : secours à la personne, sécurité et tranquillité publique, catastrophe naturelle, les événements exceptionnels, cet accompagnement budgétaire est indispensable pour soutenir le plan de modernisation de la brigade tout en poursuivant la démarche de soutenabilité de son modèle opérationnel. 

Notre groupe MoDem et Indépendants a toujours exprimé un soutien constant aux administrations et aux services communs de la préfecture de police ainsi qu’à la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Aussi, nous saluons une nouvelle fois la qualité de la gestion budgétaire, l’adaptation des moyens aux enjeux nouveaux et la capacité des services à faire face à des situations exceptionnelles qu’il s’agisse d’attentat, de crises sanitaire, d’événements climatiques ou plus récemment de l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques. Et bientôt, bien évidemment comme le rappelait mon cher collègue Christophe Gérard, les périodes de fête. 

Ce budget 2026 s’inscrit dans ce cadre avec une volonté de préserver le mieux possible la capacité d’action, la réactivité et l’excellence opérationnelle de la préfecture de police au service de la sécurité des Parisiennes et des Parisiens. Pour toutes ces raisons, notre groupe accueille favorablement ce budget et réaffirme son soutien aux agents de la préfecture de police et de la brigade des sapeurs pompiers de Paris qui assurent chaque jour dans des conditions souvent difficiles une mission essentielle d’intérêt général. 

Je vous remercie.

Béatrice Lecouturier à propos du budget primitif 2026 pour la culture

Merci Monsieur le Maire,

Monsieur le Maire, 

Mes chers collègues, 

Le budget 2026 de la culture est à l’image de la politique culturelle que vous menez depuis 20 ans, à savoir une culture qui manque de souffle sans véritable impulsion, une gestion de l’existence en dynamique du développement. 

Alors, j’entends un discours de budget en hausse pour soutenir la politique culturelle à Paris, mais il faut savoir interpréter les chiffres et le constat n’est plus le même. En réalité, l’augmentation de 6 millions que vous proposez, n’est qu’une acrobatie budgétaire, puisque la subvention des 5 millions 5 du Forum des images est transférée dans le budget culture. Mais ce qui est le plus inquiétant, c’est dans ce budget, c’est une baisse sensible de 6 millions 7 d’investissements dans la culture. 

Depuis 2020, la politique culturelle municipale n’a jamais véritablement retrouvé un niveau d’investissement à la hauteur des besoins du secteur. On a maintenu le fonctionnement courant au détriment de l’élan culturel, ce qui revient à maintenir un système à flot sans se donner les moyens de le transformer. Pour une capitale culturelle mondiale, cette trajectoire ne peut être considérée comme satisfaisante. 

Vous différez donc les rénovations pourtant indispensables aux structures culturelles parisiennes qui en ont grandement besoin et je pense notamment aux bibliothèques et au conservatoires. Vous réduisez aussi le budget alloué au patrimoine alors que chaque parisien peut constater comme il se dégrade et de manière inquiétante. 

Alors, il faut balayer devant sa porte avant d’accuser le Ministère de la culture de mettre en danger les porteurs de projet et le fonctionnement de la culture en France lorsqu’on voit le budget de la culture à Paris. Et ne nous accusez pas de vouloir dépenser plus car nous voulons seulement dépenser mieux. Dépenser mieux pour les Parisiens en ciblant les sujets qui impactent leur vie culturelle quotidienne en allant à la bibliothèque le dimanche, quel que soit son arrondissement, en inscrivant son enfant au conservatoire sans être tenu au hasard d’un tirage au sort aléatoire et sans fondement, en sortant au théâtre avec un théâtre privé soutenu et des programmations ambitieuses dans nos grandes institutions culturelles publiques en ayant un accès plus rapide et plus facile aux musées municipaux et la liste serait encore longue. 

Durant toute cette mandature, notre groupe MoDem et Indépendants a été force de proposition culturelle et patrimoniale. Je pense bien sûr à la politique de sauvegarde du petit patrimoine parisien votée à l’unanimité de notre assemblée mais aussi aux nombreuses alertes concernant la dégradation patrimoniale. Je pense également à la Fontaine du Trahoir ou au petit théâtre de Guignols dans les jardins du Champs-Elysées. Je pense aussi à notre combat sur l’accès des établissements culturels aux personnes les plus fragiles porteuses d’un handicap et nous déposons donc un certain nombre d’amendements concernant tous ces sujets. 

Vous l’aurez compris, ce budget culture ne nous laisse plus que dubitatif. Paris mérite mieux dans son ambition et son rayonnement que le budget et la politique culturelle que vous nous proposez depuis 12 longues années de mandat. Je vous remercie. 

Maud Lelièvre à propos du budget primitif 2026 sur l’environnement

Madame la Maire, 

Mes chers collègues, 

Ce projet de budget pour l’année 2026 reflète des choix politiques ambitieux, notamment ceux que nous aurions aimé partager en matière d’environnement, mais qui peinent à répondre aux défis majeurs auxquels notre ville est confrontée. 

Bien qu’on nous annonce dans le bleu climat 2025 un niveau d’investissement inédit pour 2024 et près de 3,4 milliards d’euros sur 5 ans, force est de constater que certaines priorités semblent reléguées au second plan notamment en matière d’environnement, de rénovation urbaine et de gestion des espaces publics comme l’a mentionné notre présidente de groupe Maud Gatel. 

En matière environnementale, il est nécessaire d’investir pour atteindre des objectifs fixés, prenons par exemple le plan climat. En 2025, ce dernier bénéficiait de 57,8 millions d’euros. Mais en 2026, cette somme a été réduite alors que les moyens nécessaires vont être croissants d’année en année. Pour qu’une politique, pour que cette politique que nous souhaitons résolument en faveur de la transition écologique soit efficiente, il aurait fallu que le recul depuis 2020 des crédits qui étaient alors de période de 92 millions d’euros qui ont été écrêtés de plus d’un tiers soit à minima maintenus. Si les politiques publiques ne sont pas uniquement fondées sur des besoins de moyens financiers, cette baisse laisse quand même présager les difficultés que nous aurons pour mettre en œuvre une politique d’adaptation qui réponde aux besoins d’investissement et aussi aux besoins de justice sociale. 

Alors oui, nous savons tous que les ressources publiques ne sont pas illimitées, qu’il ne s’agit pas simplement d’un débat technique, c’est une question de cohérence et d’anticipation. 

Sur la gestion des déchets également et la propreté urbaine pourtant essentielle à la qualité de vie à Paris, elles subissent également des réductions notables avec seulement 173,5 millions d’euros alloués en 2026. Cette baisse est particulièrement préoccupante si elle s’ajoute à la stagnation des crédits pour les stations trilib’, à la baisse des crédits alloués pour des actions transverses également importantes et on peut s’interroger sur la capacité de la ville à maintenir un service public de qualité en ces domaines dont on voit aujourd’hui les grandes limites. 

Enfin, concernant les espaces verts mis en avant comme une priorité, leur budget est réduit. En 2025, 54,3 millions d’euros étaient alloués au parc, au jardin, aux espaces verts de la capitale. Mais pour 2026, cette somme a à nouveau baissé. Investir pour protéger les habitants et s’adapter au changement nécessite d’en faire une priorité et une priorité budgétaire. La végétalisation emblématique que vous aviez mentionnée dans votre introduction est-elle aussi un recul ? 

Les crédits pour la création des nouvelles rues jardins, par exemple. Pourtant, ces besoins de végétalisation sont un enjeu crucial pour notre adaptation collective au réchauffement climatique. C’était déjà d’ailleurs notre inquiétude en juillet dernier lorsque nous avions eu entre les mains le rapport de la cour régionale des comptes publié par la suite, la cour régionale des comptes sur la situation financière de la ville et qui avait montré une baisse importante des effectifs et pointé la baisse des effectifs de la direction des espaces verts de la ville rendant impossible leur gestion au quotidien. 

Enfin, la rénovation du secteur public à Paris, un domaine essentiel pour la transition écologique requiert des moyens conséquents, en particulier pour la décarbonation du bâti, mais aussi pour des projets plus structurants comme la réhabilitation de certains patrimoines historiques. Certains établissements visités par nos élus montrent combien infiltration, passoir thermique et équipements obsolètes sont plutôt le patrimoine aujourd’hui de la ville. 

Les personnels comme les familles nous le disent, nous devons faire plus vite avec plus d’ambitions et plus de moyens. Alors, nous appelons donc à ce que ce budget puisse être revu et puisse traduire pleinement une priorité pour l’écologie et pour l’entretien de la ville et surtout pour son adaptation. 

Maud Gatel à propos du budget primitif de la Ville pour 2026

Merci Madame la Maire, 

Mes chers collègues, 

Nous y sommes. Nous examinons ce matin le dernier budget de la mandature. L’occasion de dresser un bilan, bien évidemment, de ce qui nous a conduit dans cette impasse budgétaire sur laquelle je reviendrai. Un symbole, la dette qui a augmenté de 50 % lors du dernier mandat et de 150 % au cours des deux derniers mandats. 

Alors, comment as-t’on pu en arriver là ? Alors, pas parce que les dépenses ont diminué malgré la sempiternelle sur le désengagement de l’État, puisque les dotations et les compensations ont continué à augmenter au cours de cette période. 

Nous y sommes arrivés aussi malgré le renoncement à vos promesses, puisque la ville s’est chargée d’augmenter significativement ses recettes. Ce fut par exemple l’augmentation de la taxe foncière au dépend des Parisiens, au dépend des commerçants auxquels aujourd’hui vous souhaitez venir au secours. Résultat : des recettes de taxe foncière en augmentation de 76 % sur la période, sur le dernier mandat. Au total, les recettes de la Ville de Paris ont augmenté en un mandat de 24 %. On est donc loin d’une ville exsangue et qui ne peut pas faire face à ses responsabilités. 

Comment en est-on arrivé là ? Tout simplement parce que les dépenses ont continué à augmenter. Alors, vous parliez tout à l’heure d’une trajectoire financière solide ? Non, car tout ça s’est fait au dépend des fondamentaux budgétaires : quelques exemples. Des leviers obérés. Les loyers capitalisés logiquement se tarissent mais sont désormais devenus une source de financement dont la ville a besoin chaque année et donc veille à renouveler les conventionnements. Mais cela évidemment ne pourra pas durer. 

Autre levier obéré, celui des sessions qui évidemment se tarissent. On est ainsi passé de 150 millions de sessions en 2020 à 85 cette année. Des marges de manœuvre qui n’existent plus avec une charge de la dette qui atteindra en 2026, 237 millions et qui confirme ce caractère insoutenable de la dette que votre ancienne conseillère budgétaire avait dénoncé dès 2018. 

Des alertes ignorées et une trajectoire qui n’a cessé de s’aggraver depuis lors. Et des priorités pour lesquelles la ville n’a plus les moyens, et j’en donnerai quelques exemples. On peut constater un recul sur les politiques publiques pourtant essentielles pour les Parisiens et la Mairie réduit les moyens là où les besoins sont les plus urgents. Les moyens de fonctionnement de la police municipale passent de 20,7 millions en 25 à 17,7 millions en 26. Une baisse de 17 %. La protection de l’espace public est elle aussi amputée. Dans une ville où le sentiment d’insécurité ne cesse de progresser, ce choix est absolument incompréhensible. 

Les dépenses de fonctionnement consacrées aux espaces verts diminuent de nouveau en fonctionnement avec 17,2 millions. La voirie, vous en parliez Madame la Maire, au cœur du quotidien n’échappe pas à cette logique de recul constant. En fonctionnement, les moyens consacrés à l’entretien de la voirie diminuent légèrement pour atteindre 23,9 millions. Mais en investissement, la baisse est très marquée avec seulement 53 millions pour les dépenses de voirie. 

Sur la politique environnementale, on observe un décalage flagrant entre les discours et la réalité. Les crédits d’investissement consacrés au plan climat sont en recul. Les investissements pour les espaces verts également. Les crédits dédiés à la végétalisation des quartiers, notamment à la création de nouvelle rue jardin, chutent de 8 millions en 2026. La ville subit aujourd’hui les conséquences d’une trajectoire d’endettement non maîtrisée et non corrigée qui pèse sur les financements des politiques publiques pourtant essentielles aux Parisiens. 

Alors certes, il y aura moins d’emprunts cette année mais plus de dettes demain. Certes, il y a plus d’épargne aujourd’hui mais davantage d’intérêt à payer. Voilà la réalité de ce budget. Et puis c’est la partie visible de l’iceberg. La reprise en main des finances de la ville nécessitera forcément un audit global de l’ensemble des budgets de la ville. Elle passera aussi par un plan d’économie et ce dès 2026 et de nouvelles procédures comme le vote de mandats spéciaux par le Conseil de Paris qui existe dans la plupart des collectivités territoriales mais que vous refusez sans cesser de le refuser. Cela aurait pu permettre à notre conseil dont le rôle est de contrôler les dépenses engagées à hauteur de 100 000 € pour les déplacements entre septembre 24 et juillet 25. 

Il faudra aussi resserrer les dépenses de la ville sur les priorités à l’aune de l’intérêt des Parisiens et en termes de gouvernance, mettre en place les outils pour suivre l’exécution budgétaire des grands plans. Sans suivi précis, ils sont surtout des outils de communication. 

C’est l’objet d’un certain nombre de vœux que nous déposons. Béatrice Lecouturier et Maud Lelièvre reviendront également sur un certain nombre de thématiques. 

Il est donc urgent de retrouver des marches de manœuvre, non pas par orthodoxie budgétaire, mais bien parce que c’est la condition pour la ville de faire face aux enjeux auxquels elle est confrontée. Et puis je voulais revenir sur un point. Oui, Paris est la plus belle ville du monde et nous sommes tous des amoureux de Paris. Et c’est la raison pour laquelle nous avons le cœur serré quand nous voyons la dégradation de ses paysages, de son patrimoine. Arrêtez de considérer que vous êtes la seule à aimer Paris. Nous, on l’aime tellement qu’on considère qu’elle mérite mieux. Je vous remercie.

Alexis Govciyan à propos du plan parisien de lutte contre le racisme et l’antisémitisme

Merci Madame la Maire,
Mes chers collègues,

Cher Monsieur le Maire, Jean-Luc Romero-Michel, je souhaite tout d’abord vous remercier pour tout ce travail. Vous remercier ainsi que vos équipes et ce travail fourni et saluer le sérieux avec lequel ce plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme a été élaboré. 

Dans une ville où plus d’un habitant sur cinq est immigré, où les actes racistes et antisémites sont en forte augmentation, il est indispensable de proposer une réponse publique solide, concertée et ambitieuse. Paris ne peut pas fermer les yeux. Protéger toutes celles et ceux qui y vivent fait partie des fondements même de notre action municipale. Votre plan, ce plan présenté est structuré, assez complet et propose des avancées. Nous tenons aussi à souligner la qualité de la concertation que vous avez mené avec les associations, les chercheurs, les institutions et les élus. Trois propositions que notre groupe défendait depuis longtemps y figurent pleinement. 

D’abord, la création d’un observatoire indépendant chargé de produire des données fiables et utiles pour l’action publique. Ensuite, la montée en puissance des formations pour les agents municipaux, particulièrement ceux en contact direct avec les usagers. Et enfin, le développement d’ateliers de sensibilisation dès le plus jeune âge dans les temps périscolaires. Ces mesures étaient attendues et répondent à des besoins clairement identifiés. Au-delà des dispositifs sectoriels, il nous faut rappeler une évidence. La lutte contre le racisme et l’antisémitisme ne doit pas être une politique parmi d’autres. Elle doit irriguer toutes les politiques municipales : éducation, logement, sécurité, culture, économie, emploi. Chaque domaine produit des situations où des discriminations peuvent se manifester. Pour être crédible, il faut que ce plan soit réellement transversal et qu’il ne reste pas cantonné au champ déjà convaincu. 

C’est là que se joue l’efficacité d’une politique antiraciste et de lutte contre la haine des juifs, contre l’antisionisme. C’est là que réside notre capacité à imposer des sujets partout, y compris là où ce ne serait pas spontané. Le second point sur lequel je veux insister, c’est le suivi. Certes, nous créons un observatoire, c’est très bien, mais un observatoire qui ne produit pas des données exhaustives, indépendantes et surtout utilisables devient un outil simple de communication. La ville devra assumer cette exigence de transparence. Sans chiffres consolidés, sans indicateurs réguliers, sans capacité à mesurer l’impact des actions, ce plan restera une liste d’intentions. La rigueur du suivi sera le vrai test de crédibilité de la stratégie présentée aujourd’hui. 

Enfin, nous devons agir beaucoup plus en amont. Les ateliers périscolaires et les parcours éducatifs vont dans la bonne direction, mais ils ne suffiront que si l’on mise vraiment sur le long terme. Sensibilisation et formation des encadrants, continuité pédagogique, partenariat solide avec les associations spécialisées. On ne déconstruit pas les préjugés en organisant quelques animations. On le fait en créant un environnement éducatif cohérent où la tolérance mutuelle et le respect de l’autre et des règles deviennent des réflexes acquis dès l’enfance. C’est là que se joue la prévention durable. C’est là que Paris doit être au rendez-vous. 

Enfin, pour qu’un plan soit vraiment cohérent, il doit concerner l’ensemble des acteurs. Sur ce point, il reste une étape que nous continuons à considérer comme essentielle, l’exemple que doivent donner les élus. Notre groupe avait proposé la création d’une charte d’engagement républicain pour les membres du Conseil de Paris afin d’encadrer nos propres pratiques et de prévenir toute parole ou comportement discriminatoire. Vous n’avez pas jugé utile de retenir cette proposition. Nous le regrettons car elle aurait envoyé un signal clair. La lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la haine des juifs ici aussi dans l’institution qui porte la politique municipale est importante et c’est là qu’elle commence. 

Néanmoins, nous soutiendrons ce plan parce qu’il pose des bases claires et parce qu’il répond en partie aux attentes que nous avions formulées. Mais nous continuerons à plaider pour que la responsabilité politique soit pleinement assumée par chacune et chacun des élus de cette assemblée. Je vous remercie. 

Maud Gatel à propos de la lutte contre le klaxonnement abusif

Monsieur le Maire,

Nous le savons, le bruit a un impact absolument majeur sur la santé publique, sur la santé des Parisiens, en augmentant les risques liés notamment aux troubles cardio-vasculaires.

L’électrification du parc a évidemment une implication sur la baisse du nombre de décibels et ça va dans le bon sens. Simplement, il reste beaucoup de bruits dans notre ville. Des bruits liés aux activités, des bruits liés aux travaux, aux chantiers, mais aussi bien évidemment à la circulation. Et par ce vœu, nous souhaitions que les règles soient rappelées en matière notamment d’utilisation des klaxons. 

Je rappelle que selon le Code de la route, l’utilisation du klaxon ne peut se faire qu’en cas de danger et malheureusement c’est trop peu souvent utilisé dans ce cadre là. Donc par ce vœu, nous souhaitons à la fois que la sensibilisation soit renforcée, mais qu’également la verbalisation puisse être renforcée sur cette question de l’utilisation du klaxon. 

Je vous remercie.

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