Étiquette : urbanisme (Page 1 of 2)
Chers collègues,
Finalement cette délibération c’est l’illustration de la démocratie participative vue par l’Exécutif, c’est-à-dire un projet proposé il y a 12 ans par des riverains, une association soutenue par la mairie d’arrondissement et il a fallu 12 ans, beaucoup d’agrément pour qu’on revienne au point de départ.
Je me souviens lors de la dernière mandature ce qui nous avait été répondu lorsque nous avions déposé un vœu concernant ce projet d’aquaponie en faisant part de toutes nos réticences, nos doutes et ce qui nous avait été répondu à l’époque. Et aujourd’hui, machine arrière totale pour revenir à ce qu’était finalement le projet initial il y a plus de 10 ans et Claire de Clermont-Tonnerre et Daniel-Georges Courtois l’ont rappelé.
12 ans de perdu pour tous les habitants de ce quartier. Peut-être un petit peu d’argent dépensé aussi et finalement 12 années sans faire de cet espace un véritable espace de respiration à la hauteur de ce qu’il aurait pu être. Quelle occasion gâchée !
Merci Madame la Maire,
Mes chers collègues,
C’est la délibération qui nous est soumise est éminemment technique sur un sujet au combien important et probablement aussi, au combien complexe au regard des contraintes intrinsèques à ce projet.
D’abord, les contraintes architecturales liées à l’urbanisme sur dalle héritées des années 70. Puis les enchevêtrements des espaces, des statuts, des actionnaires, le statut privé de la grande majorité des propriétaires et c’est probablement un point qui est parfois un petit peu oublié. Et enfin la multiplicité des activités entre les bureaux, les services publics et le centre commercial.
Aujourd’hui, soyons très clair, cet espace est devenu hostile, absolument plus adapté aux attentes des Parisiens d’aujourd’hui et il est urgent de le requalifier et de répondre aux aspirations des Parisiens, notamment en matière de végétalisation, de cheminement et tant de temps perdus nous ont éloigné évidemment de cette requalification. Cette situation de blocage dure depuis plusieurs années et a conduit à une dégradation progressive du site, particulièrement du centre commercial et des équipements sportifs. Les habitants et les usagers en subissent les conséquences quotidiennement. La reprise du dialogue entre la Ville de Paris et les porteurs de projet sur la base de l’esquisse présentée par Enzo Piano a permis de dénouer une situation bloquée depuis bien trop longtemps. Des changements apportés au projet vont clairement dans le bon sens. C’est la limitation des démolitions, le recours accru au réemploi, l’amélioration de la qualité architecturale, la meilleure perméabilité urbaine, autant d’éléments qui renforcent la cohérence de l’opération.
Pour autant, avancer, ne veut pas dire avancer sans lucidité ni sans exigence. La délibération qui nous est soumise vise à approuver l’étude d’impact, à adapter certaines servitudes historiques et à entériner plusieurs conventions de projets urbains partenariales. Elle constitue une étape nécessaire pour permettre au projet de prendre enfin forme, mais elle intervient après des retards considérables et soyons très clair, elle illustre la fragilité de votre majorité puisque nous sommes encore une fois témoins des fractures au sein de votre majorité.
C’est vrai que on a fait entrer cette délibération au chaussepied puisque il ne relève pas du PLUb mais du PLU de 2006. Certaines interrogations méritent d’être entendues et nous souhaiterions avoir des réponses. D’abord, c’est la question de la programmation. Le projet confirme une place très significative accordée aux bureaux, que ce soit dans la Tour Montparnasse, dans la tour CIT ou encore dans les surélévations prévues au-dessus du centre commercial. C’est normal, compte tenu encore une fois du fait que ce sont des acteurs privés, qu’il faut un business modèle. Mais en revanche, ce qui ne serait pas acceptable, c’est qu’une augmentation significative du pourcentage de bureau par rapport au projet actuel soit in fine proposé.
Le calendrier. Ce dossier est l’illustration parfaite des lenteurs de la Ville de Paris. Je ne reviens pas sur les étapes passées. Nous voilà en 2025 avec un projet qui, ironie de sort, ne satisfait même pas la majorité municipale. Ce délai et le temps perdu doit être mis à profit pour renforcer la concertation avec les habitants, travailler les questions de sécurité, d’usage, d’équipement ouvert au public et surtout limiter les impacts d’un tel chantier sur l’ensemble du quartier.
Et puis oui, il faudra présenter le projet aux habitants comme cela a été fait dans le 15e arrondissement lors du conseil de quartier Pasteur Montparnasse et j’espère bien que d’autres arrondissements pourront avoir cette chance. À force de refuser toute évolution, on ne protège rien, on laisse mourir et ce blocage a contribué directement à la situation actuelle. Mais il est temps désormais d’avancer, avancer et sécuriser les continuités piétonnes, repenser la logistique urbaine, traiter les réseaux, améliorer la perméabilité du site et transformer ce cœur de quartier aujourd’hui obsolète. Nous pourrons aussi compter sur un établissement culturel. Bref, il est temps d’assumer ce projet. Je vous remercie.
Merci beaucoup Madame la Maire.
Rue Daumier, du nom du célèbre caricaturiste entre le boulevard de Versailles et la Porte de Saint-Cloud au 8, 10 et 12 se trouvent trois petites maisons de ville entourées d’immeubles sociaux. Ces trois petites maisons sont arborées avec un très important jardin.
L’un des propriétaires cherchant à vendre sa maison a appris par son notaire, a découvert que sa parcelle avait été pastillée. Ce qui, je le redis pose quand même beaucoup de questions qu’il s’agisse des propriétaires individuels ou des propriétaires institutionnels. Le bâtiment fait moins de 50 m² d’emprise au sol. Alors, je pense que pour arriver au 100 m², c’est la prise en compte de ce magnifique jardin qui est derrière ces 8, 10 et 12. Je ne doute pas, Monsieur Meunier, que vous serez sensible à la protection de cet espace vert. Jardin d’ailleurs qui n’apparaît pas sur l’atlas géographique.
Alors, une nouvelle fois, nous appelons à la fois l’information des propriétaires pour qu’ils ne découvrent pas que leur bâtiment, leur parcelle est pastillée. Revoir ce classement s’agissant de propriétaires individuels bénéficiant de moins de 50 m² d’emprise au sol. Et puis je m’associe évidemment au vœu déposé par le maire du 6e arrondissement pour demander que cette épée de Damoclès lorsque la ville renonce à racheter ses parcelles puisse être levée.
Je vous remercie.
Merci Madame la Maire,
Cette délibération est une très bonne nouvelle. Il y a un an ici même, je tirais la sonnette d’alarme sur l’avenir de la cité scolaire Decour et lançais un appel pour que les travaux de ce site exceptionnel commencent le plus vite possible.
La communauté éducative de Decour les attend depuis très très très longtemps. Depuis le dialogue entre la Ville, la Région et le rectorat a repris. Les services de la région et de la ville de Paris ont travaillé ensemble dans la même direction et je sais l’investissement qui a été le vôtre Monsieur le Premier adjoint.
Votre investissement personnel avec James Chéron le vice-président en charge des lycées pour faciliter justement ce dialogue et aboutir à la délibération qui nous est présentée aujourd’hui.
La région nous a fait part, vous a fait part, de sa décision de commencer les travaux le plus rapidement possible. La chapelle et le théâtre dès cet été. Le ravalement du lycée à partir de novembre.
Lors d’une réunion de travail avec la Région à laquelle j’ai participé le 12 mars, vous avez soutenu l’une des options proposées par la Région que les travaux soient engagés en même temps sur la partie collège, qui me semble être un scénario le plus avantageux puisqu’il nous permettra à la fois d’optimiser le chantier en terme de phasage, en terme de délai, en terme de coût et de bénéficier à plein du plan de délestage de la CMR qui a été construit avec le rectorat et donc de réouvrir comme nous le souhaitons tous le collège le plus rapidement possible.
D’où cette proposition d’amendement, de vœu, comme vous voulez, à cette délibération, pour que nous puissions tenir cet objectif de respecter le calendrier ce qui suppose l’engagement de la ville sur l’affermissement des tranches optionnelles 1 et 2 du marché de maîtrise d’œuvre dès la notification du marché et dès que l’étude avant projet définitif soit validée soit en novembre 2025.
Je vous remercie et je remercie bien sûr les services de la ville d’avoir travaillé à cette délibération et à ce que ces travaux démarrent désormais le plus vite possible.
Merci beaucoup Madame la Maire.
Nous avons eu l’occasion à de très nombreuses reprises d’aborder la question du bruit, de ses impacts sur la santé publique. Le bruit a de multiples sources, mais l’une d’entre elles, c’est la question des chantiers.
Or nous avons adopté, il y a quelque temps, au sein de notre hémicycle, une Charte des chantiers écologiques à faible nuisance, dans le cadre du Plan d’action pour l’écologie et la santé, ce qui était évidemment quelque chose d’indispensable quand on sait qu’un chantier peut générer un niveau sonore de 60 à 95 décibels, bien au dessus des seuils fixés par l’OMS.
Alors par ce vœu, nous souhaitions faire un premier point sur l’application de la Charte pour les chantiers à faible nuisance notamment également sur la question de la sensibilisation de la police municipale sur cette question.
Je vous remercie.
Merci Madame la Maire,
D’abord, je voudrais dire que la réhabilitation de l’ancien site historique de GRDF sur une parcelle d’un peu plus de 9000 mètres carré, est une réelle opportunité pour l’arrondissement de créer de nouveaux logements, de nouveaux emplois, de nouveaux services publics.
C’est un vaste projet qui est piloté par SFL (Société Foncière Lyonnaise) et qui englobe plusieurs adresses dont le 149 Faubourg Poissonnière où la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) prévoit la création de ces 22 logements sociaux, ce qui est très bien. Depuis le départ de nos discussions entre la Mairie du 9e, la RIVP la SFL, les directions d’urbanisme, la Direction jeunesse et sport sous la houlette à l’époque d’Emmanuel Grégoire le 1er adjoint, il était prévu et c’est d’ailleurs inscrit au permis de construire d’intégrer un équipement sportif au rez-de-chaussée de l’immeuble dans un espace évalué à à 600 mètres carré sur deux niveaux; or dans la délibération qui nous est soumise ce matin, que j’ai découvert il y a quelques jours, il n’est pas fait mention de cet équipement.
D’où mon interpellation aujourd’hui pour que la Ville de Paris, la RIVP et la Mairie du 9e avancent d’un même pas ensemble pour offrir cet équipement en direction des Parisiens qui est aussi très attendu dans un quartier à la lisière du 10e arrondissement qui ne dispose pas de ce type d’équipement, donc je vous remercie monsieur Baudrier pour votre soutien.
Merci Monsieur le Maire.
Oui, à travers ce vœu, je souhaite aborder la situation de l’immeuble situé 11 rue Cadet dans le 9ème. C’est un immeuble de la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris), faubourien, qui est inséré dans un quartier densément bâti et densément peuplé, dans une des artères commerciales principales de l’arrondissement.
Il nécessite une rénovation complète en raison de désordres structurels très importants. J’ai eu avec la RIVP, avec Christine Laconde, de nombreuses réunions de travail à ce sujet et ce projet de rénovation est en cours, c’est une avancée et c’est bien.
Seulement, il n’a jamais été question dans nos échanges d’un potentiel de surélévation que j’ai découvert en lisant cette délibération il y a quelques jours et donc j’interpelle la ville sur ce sujet, profitant de cette délibération, parce que si cette option était retenue bien-sûr je m’y opposerais car je considère que ce projet serait inapproprié. Nous avons besoin des travaux, que les travaux se déroulent dans les plus vites délais, que les locataires puissent rentrer chez eux, que les commerces au rez-de-chaussée puissent être occupés, que ces travaux se passent dans les meilleures conditions possibles, parce que je vous le disais, c’est une rue qui est très commerçante.
Donc je demande que cette possibilité de surélévation ne soit pas étudiée pour préserver l’équilibre urbain de la rue et ne pas entamer la commercialité.
Je vous remercie.