Catégorie : Santé et solidarité (Page 5 of 13)

« Permettre l’accès aux soins »

Difficultés d’accès aux soins, enjeux de la prévention ayant trait aux pathologies et aux addictions, Paris est confronté aux mêmes défis en matière de santé que le reste du pays, dans un contexte de vieillissement de la population et de révolution de la médecine. Quant à la question de la santé environnementale, elle est majeure compte tenu des niveaux de pollution auxquels la population parisienne est quotidiennement exposée. Les élus parisiens du MoDem ont beaucoup œuvré en la matière au cours de la mandature écoulée : soutien à l’installation des jeunes médecins afin de lutter contre la désertification médicale en secteur 1 et développement de la “smart santé” pour améliorer l’accès aux soins, exigence d’adosser la salle de consommation à moindre risque à une structure hospitalière pour une meilleure prise en charge sanitaire. Si des avancées ont été permises, il reste beaucoup à faire pour faire progresser la santé des Parisiens.

Béatrice Lecouturier à propos de la Stratégie parisienne handicap 2022-2026 – Conseil d’octobre 2022

Nous attendions depuis longtemps cette communication sur le handicap qui est une question fondamentale pour notre ville. C’est enfin chose faite et nous vous remercions.

Alors, rendre une ville inclusive, c’est une question d’humanité, une éducation à l’altérité, une acceptation de la différence. C’est une richesse pour notre société qui se morcelle et ne respecte plus.

Chacun doit se sentir concerné pour faire avancer les choses, chaque Parisien, chaque administration.

Cette question cruciale, maintes fois mise à l’honneur,  montre pourtant que les moyens mis en place restent toujours insuffisants. Le handicap, tout le monde en parle, mais les réalisations ne sont toujours pas au rendez-vous.

Alors j’aimerais partager votre enthousiasme, madame la Maire, sur la situation du handicap à Paris. Mais sur le terrain, les échos nous remontent moins positivement.

Notre groupe se félicite de la transversalité du traitement des questions liées au handicap auprès de chaque délégation de la Ville de Paris. Un point annuel nous paraît cependant insuffisant dans la temporalité. C’est un sujet qui doit être évoqué entre toutes les directions de la Ville de Paris, de manière beaucoup plus régulière.

La variété des handicaps, qu’il soit moteur ou mental, renforce la complexité de réponse d’engagement des politiques publiques. L’accessibilité aux personnes handicapées est une priorité depuis l’arrêté du 8 décembre 2015. Or, force est de constater que moins de la moitié des ERP à Paris ont fourni une attestation d’accessibilité en 2022.

Un environnement qui n’est pas accessible exclut, vous l’avez très bien dit madame la Maire, et pourtant, la première des accessibilités, ce sont bien les transports et notamment à Paris, l’accessibilité au métro.

L’accessibilité au métro reste le maillon faible pour les personnes handicapées. 17 ans après la promulgation du texte de 2005 lancé par Jacques Chirac, Paris demeure pourtant l’une des grandes villes au monde ou le réseau de métro est le moins accessible, alors que Los Angeles ou Washington le sont à 100 %.

Alors oui, c’est compliqué de rendre accessible un réseau de métro historique. Oui, c’est un défi d’ampleur. Mais oui, il existe des solutions modulables d’accessibilité, comme se concentrer sur quelques stations où il y a beaucoup de correspondances. Île-de-France Mobilités a fait de réels efforts en ce qui concerne les aménagements d’escalators, de sonorisation des quais ou des rames.

Mais la Ville de Paris, qui participe au financement d’Île-de-France Mobilités, a elle aussi une responsabilité et doit avoir une volonté de monter en puissance dans la modernisation des stations de métro, plutôt que de rejeter en permanence la faute sur la Région. Car c’est ensemble que l’on avance.

Les Jeux Olympiques seront un accélérateur évidemment, et le pourcentage des stations accessibles devrait être accru. Au total, la RATP promet 21 nouvelles stations de métro totalement accessibles aux utilisateurs de fauteuils roulants d’ici 2024. 

Une ville inclusive, c’est aussi une ville qui s’adapte. Notre groupe a été à l’initiative d’un vœu de la mise en place des heures silencieuses, dans les administrations et bâtiments de la Ville de Paris, pour garantir aux personnes handicapées, notamment aux personnes atteintes de troubles autistiques, à venir faire leurs démarches dans un environnement calme et sécurisant.

Nous sommes heureux de constater que vous reprenez cette idée dans votre communication pour encourager les commerces à le faire. Mais il faudrait aussi que la Ville de Paris se l’applique à elle-même.

Alors, madame la Maire, pourrions-nous avoir un bilan de la mise en place de ces heures silencieuses ? Quelles sont les administrations ou les bâtiments municipaux qui appliquent cette mesure ? Nous ne le savons pas et nous vous réitérons notre souhait d’être associé à cette mise en place.

Enfin, la question du handicap chez les enfants recouvre plusieurs problématiques. Leur inclusion dans le milieu scolaire, qui s’améliore, mais qui reste encore insuffisant pour de nombreuses familles, comme nous l’avons dit déjà hier. Cette inclusion passe par l’amélioration du statut des AESH, indispensable pour une continuité de l’accompagnement de l’enfant. Pour mémoire, ce sont 300 AESH qui ont démissionné durant l’été 2022, soit 10 %, laissant de nombreuses familles en détresse.

Même si chaque petit pas est important pour faciliter la vie de plus de 200 000 Parisiens et Parisiennes porteurs d’un handicap, la tâche reste immense pour leur offrir un cadre de vie qui leur fasse oublier leurs difficultés à trouver leur place dans notre ville.

Alors, je voudrais rendre hommage à toutes les associations qui se battent quotidiennement pour faire valoir les droits à toutes les personnes fragilisées par un handicap.

Mais nous aurons en réalité vraiment gagné notre bataille lorsque notre regard aura changé sur le handicap. Et là dessus, nous sommes tout à fait d’accord avec vous, madame la Maire. 

Je vous remercie.



Communiqué de presse du groupe MoDem, Démocrates et Écologistes

Faire bénéficier nos aînés de la présence animale : le MoDem fait voter la possibilité d’accueillir des chiens et des chats en EPHAD à Paris

Entrer en établissement d’hébergement ou devoir se séparer de son animal domestique : c’est le dilemme auquel sont confrontées de trop nombreuses personnes âgées. Notamment à Paris, où les établissements d’hébergement pour personne âgées dépendantes gérées par la Ville n’acceptent pas les animaux, contrairement à d’autres établissements en province. Or, les bienfaits, tant physiques que psychiques induits par la présence d’un animal ne sont plus à démontrer.

La question du lien social est un enjeu majeur de notre société, notamment au regard du vieillissement de la population. Or, la présence d’animaux contribue à le renforcer, en luttant contre l’isolement, source de conséquences physiques et psychiques, comme des troubles cognitifs ou le développement de maladies neuro-dégénératives.

La délibération proposée par le groupe MoDem, Démocrates et Écologistes pour mettre fin à cette exception parisienne a été votée à l’unanimité par le Conseil de Paris. Dès 2022, un EHPAD volontaire accueillera un animal. Cette expérimentation permettra l’élaboration d’un référentiel sur l’accueil des animaux en établissements d’hébergement, prenant en considération tous les aspects de cette présence et s’assurant que cela se fasse au bénéfice des résidents (tenant compte des contre-indications éventuelles, prévoyant le recueil du consentement du résident et/ou de sa famille, les restrictions d’accès de l’animal), sans faire supporter une charge supplémentaire aux personnels soignants et en s’assurant du bien-être animal (soins quotidien – nourrissage, repos, sortie – et soins vétérinaires).

Ce référentiel sera par la suite diffusé à l’ensemble des établissements d’hébergement, publics, associatifs comme privés pour permettre dès 2023 l’accueil d’animaux en leur sein.

Le conseil de Paris a également voté pour que soit soutenues les interventions d’associations spécialisées dans la médiation animale dans les EHPAD, pour permettre une présence ponctuelle dont les bienfaits sont reconnus.

« Le renforcement du lien social est une exigence rendue encore plus nécessaire par la pandémie. La présence animale y contribue, tant les animaux sont vecteurs de liens. La possibilité ouverte d’accueillir des animaux au sein des EHPAD parisiens est une avancée majeure, tant les bienfaits de la présence animale sont désormais documentés » se réjouit Maud Gatel, présidente du groupe MoDem, Démocrates et Écologistes au Conseil de Paris. « La méthode choisie permettra que cette politique se fasse au bénéfice des résidents, mais également des soignants, et ce, dans le respect du bien-être animal » a-t-elle ajouté.

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