Paris, le 9 octobre 2017

Le préavis de grève déposé dans les établissements scolaires du premier degré à Paris, demain mardi 10 octobre, par le syndicat Snuipp-FSU 75, devrait, si l’on en croit ses représentants, concerner près de 70 écoles maternelles et primaires dans la capitale.

Si le droit de grève du personnel enseignant et éducatif est inaliénable et ne saurait souffrir d’aucune remise en cause, celui de l’accueil minimum des élèves dans les établissements, garanti par la loi du 20 août 2008, l’est tout autant et doit également être respecté.

Or, de nombreux parents d’élèves sont régulièrement inquiets quant au respect de cette obligation légale, puisqu’à plusieurs reprises, l’information concernant le service minimum d’accueil des élèves n’a souvent été connue que la veille au soir, voire le matin-même.

La Ville de Paris, qui doit prendre en charge cet accueil minimum dans le cas où le taux prévisionnel de grévistes serait supérieur à 25%, et qui ne peut se dégager de ses obligations légales, se doit, en lien avec le Rectorat, d’informer le plus en amont possible les parents d’élèves d’éventuelles complications pour assurer cet accueil lorsque cela est prévisible.

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris appelle le nouveau maire-adjoint chargé des affaires scolaires, Patrick Bloche, à préparer dès à présent un bilan détaillé et chiffré de la question du service minimum d’accueil des élèves dans les établissements scolaires, notamment du 1er degré, et de mettre en place un outil simple et centralisé, en lien avec le rectorat, permettant d’informer en amont les parents d’élèves des dispositifs d’accueil prévus, école par école.

 

Béatrice Lecouturier

Conseillère de Paris (XVIème)

Conseillère régionale d’Ile-de-France